Participation africaine : Intérêt croissant pour le marché algérien

Il n’y a pas que l’Algérie qui s’intéresse aux marchés africains. Le continent noir est représenté à la 53e Foire internationale d’Alger avec 5 pays : Mali, Cameroun, Sénégal, Tunisie et Egypte.

Leurs exposants ont les yeux braqués sur l’Algérie. Ils considèrent qu’il y a de fortes opportunités d’affaires à saisir de part et d’autre pour un partenariat solide et durable. L’exposant malien Tjiniougo Sangare, ingénieur agronome et secrétaire exécutif de l’interprofessionnel de la filière coton, fait son baptême du feu dans cette manifestation. Il participe avec l’objectif de nouer un partenariat avec l’Algérie dans le cadre des échanges commerciaux et faire la promotion du coton malien.
«Nous sommes les premiers producteurs de coton en Afrique. Au lieu d’exporter tout vers l’Asie, nous ambitionnons de mettre en place un partenariat avec l’Algérie», a-t-il dit, avant d’ajouter que la Zone de libre échange continentale africaine (Zlecaf) est un cadre idoine pour intensifier les échanges commerciaux. «L’Algérie et le Mali sont deux pays voisins, nous espérons que nos échanges vont être fortifiés. Nous sommes satisfaits de cette participation. Nous sommes très contents de la visite du président de la République à notre stand», a-t-il souligné, avant d’ajouter que «nous sommes très impressionnés par la production algérienne d’engrais et nous souhaitons créer un cadre de concertation et de collaboration pour nous approvisionner en intrants agricoles».
Fatima-Zahra Fifana, une Algéro-Malienne qui expose des produits artisanaux, souligne, elle aussi, l’importance de la Zlecaf qui permettra aux pays membres l’accès aux matières premières. «Cette zone ne sera pas seulement un espace d’échange de marchandises mais elle sera également un espace de fraternité». Le représentant de la Chambre de métier de Dakar, Abdoul Niang, chef de la délégation sénégalaise, explique que son pays est présent régulièrement à la FIA. «Nous participons depuis plus d’une vingtaine d’années à cette manifestation. Auparavant, nous venions avec une forte délégation mais cette fois-ci nous ne sommes représentés que par 6 exposants qui mettent en relief notre artisanat. Pour le moment, nos échanges avec l’Algérie sont timides mais nous comptons changer cette tendance. Pourvu qu’il y ait plus de facilitations notamment en matière de transport. Les décideurs des deux pays devront faire plus d’efforts pour améliorer la logistique, ce qui nous permettra de réduire les coûts et la durée de transport de la marchandise», a-t-il souhaité.

Des lignes aériennes
Abondant dans le même sens, Mohamed Abakar, représentant de la Chambre de l’agriculture et de la pêche camerounaise, a souligné que le transport constitue un grand frein, expliquant que pour arriver à Alger, il faut au moins deux jours, d’où son souhait d’une ouverture d’une ligne aérienne Alger-Yaoundé. «Notre objectif est de faire connaître de mieux en mieux nos produits. Nous sommes à la recherche de partenariats», a-t-il dit. La Tunisie participe avec une vingtaine d’entreprises activant dans divers domaines, tels que l’industrie mécanique, la métallurgie, l’artisanat, le textile… En rappelant  que la FIA est placée sous le thème «pour un partenariat durable», le directeur du pavillon  Wiheb Mnasser a souligné que son pays s’inscrit pleinement dans cette objectif.
«Nous cherchons justement à développer des partenariats de long terme. J’espère que nous décrocherons des contrats lors de cette foire». Pour ce directeur de la logistique, «il est souhaitable de rouvrir les frontières algéro-tunisiennes pour faciliter le transbordement de marchandises et accélérer les échanges  commerciaux entre les deux pays.». A signaler que l’Egypte participe avec 11 compagnies. D’après le chef de délégation, son pays sera le prochain invité d’honneur de la FIA.
 Wassila Ould Hamouda