Patronat : La CAPC optimiste

Les pouvoirs publics s’engagent à promouvoir le secteur industriel dans le sud du pays. Des facilités sont attribuées aux opérateurs, dans l’objectif  de les inciter à investir dans cette région du pays, et ainsi  impulser une dynamique économique. Une démarche largement approuvée par les organisations patronales et les investisseurs locaux.

Saluant la décision des pouvoirs publics, Lotfi Souilah, président de la commission d’agriculture et agro-alimentaire à la Confédération Algérienne du patronat citoyen (CAPC) estime que « la région du sud regorge de potentialités inexploitées, à commencer par le foncier industriel ». Il affirme que, les  facilités « incitatives » et « attractives » accordées par l’Etat,   ont séduit « un nombre important d’opérateurs  et membres de la  Confédération Algérienne du patronat citoyen (CAPC). Ces derniers, a-t-il révélé, « ont d’ores et déjà entamé des visites de prospection dans la région du sud, pour lancer des projets d’investissement dans le secteur énergétique et touristique », a encore déclaré le président de la commission d’agriculture et agro-alimentaire à la CAPC. Les projets des membres du CAPC, qui ont bénéficié d’aide et d’orientation, poursuit-il, « commencent à ce concrétiser « .
Dans ce sillage, il rappelle que parmi les facilités, il y a l’exonération des marchandises importées des droits douaniers et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et l’octroi du foncier destiné à la création de projets d’investissement . « L’absence du  foncier constitue l’une des contraintes rencontrée par les investisseurs potentiels, notamment dans le secteur agro-alimentaire en Algérie », a rappelé Souilah.
S’étalant sur ce volet, il souligne la réalisation d’un pôle industriel requiert une assiette foncière spacieuse et appropriée. » La réalisation d’une ferme, pouvant contenir jusqu’à 10 000 vaches laitières, nécessite un 10 000 hectares. Un espace non disponible dans le nord du pays », a-t-il donné comme exemple. Outre le secteur de l’agroalimentaire, le président de la commission d’agriculture et agro-alimentaire à la CAPC déclare qu’il beaucoup de créneaux susceptible d’être développés dans le sud du pays. Il cite notamment le tourisme, la sidérurgie, la mécanique, le secteur énergétique, lesquels peuvent contribuer à l’économie nationale,  en répondant à la demande locale, puis en s’orientant vers l’exportation. Il souligne que l’impact sera notable à long terme. De son avis, « les pouvoirs publics de faire dans l’anticipation, « en optant pour la décentralisation des zones industriels, zones d’envergure, au vu de l’équité territoriale et développement durable. »  Il souligne qu’un éco-système sera mis en place, pour assurer les objectifs escomptés.
« Le développement industriel pointe la promotion de l’activité industrielle par l’instauration d’une dynamique territoriale autour des Centres Techniques Industriels, de consortium afin de garantir le renforcement des capacités et la diversification des produits des filières industrielles. », conclut-il
Samira Azzegag