Prêches du vendredi : Éveiller l’esprit humanitaire

Le jeûne, un des cinq piliers de l’Islam, transcende cette pratique de renoncer, par piété, au boire, au manger et à tout ce qui est considéré comme péché. Son essence réside dans l’ensemble des attitudes à adopter et qu’il appartient aux imams, lors des prêches du vendredi, de mettre en valeur et d’inciter les fidèles à les adopter dans leur quotidien.
Resserrer les liens sociaux et consolider le rapprochement entre les êtres à travers des gestes simples parfois, mais pleins de sens et de miséricorde. Cette qualité que tout individu est censé avoir pour se hisser au rang d’être humain. La plupart des imams s’accordent à dire que le mois de Ramadhan est une école par excellence afin de changer et d’ajuster son comportement et de dompter le soi. C’est aussi une opportunité pour avoir une pensée en direction des nécessiteux, des familles au faible revenu, mais surtout des sans-abri.
Beaucoup d’associations sont en première ligne en prenant l’initiative, par devoir, envers ces catégories sociales. Ainsi, des opérations de collecte dedons et de distribution des couffins de Ramadhan ont été organisées à travers le territoire national. Des restos de cœuront été érigés un peu partout dans les quartiers et les relais routiers pour accueillir les nécessiteux, voyageurs, ou autres. Certains quartiers ont initié la rupture du jeûne collectives où les voisins partagent ensemble le moment de l’Iftar. C’est dire l’importance de ces initiatives à consolider les relations sociales et l’utilité de rappeler aux fidèles dans les mosquées la valeur sociétale et religieuse desdites initiatives.
Cela d’autant que la mosquée est l’une des principales institutions de la socialisation et censée façonner, après la famille et l’école, le citoyen. Les prêches et cercles des cours abordant tous les aspects de la religion doivent être ainsi axés sur les bonnes attitudes, qui font d’un individu un citoyen impliqué dans la société et mû par le sens d’appartenance et de l’altruisme. De même, le mois de Ramadhan a vu, cette année, l’ouverture des mosquées et la reprise des tarawih, après deux ans de fermeture en raison de la crise sanitaire.
Les retrouvailles au sein de la mosquée, beaucoup de fidèles en étaient impatients pour grandir spirituellement. Et donc une opportunité pour les imams afin d’éveiller en eux l’humanisme, de souligner l’importance de la solidarité, de l’entre-aide et des visites familiales. Savoir interpréter les préceptes de l’Islam et les traduire en comportements et actes palpables, c’est là où réside le rôle de l’imam.
Mehdid