Production de vaccins : Une expérience enrichissante

La production du vaccin chinois Sinovac par l’entreprise Saidal est une expérience enrichissante pour l’Algérie qui affiche son ambition de développer le secteur de production des médicaments en  lançant la fabrication du vaccin contre le Covid-19, en partenariat avec le laboratoire chinois Sinovac.

Le choix porté sur la production du vaccin n’est pas fortuit. Les scientifiques algériens ont étudié cet antidote en attestant sa fiabilité, lors d’une visioconférence. Selon le pneumologue Salim Nefti, le choix porté sur le vaccin Sinovac résulte du fait que ce dernier est fabriqué par des techniques anciennes et qui, par ricochet, ne revient pas cher, contrairement aux vaccins produits par les pays occidentaux avec de nouvelles technologies mais dont les résultats restent méconnus. Les autorités chinoises ont également opté pour que l’Algérie fabrique le vaccin contre le Covid. Une option qui n’est pas, également, fortuite, car les Chinois ont jugé que l’Algérie a les capacités en matière d’infrastructures de base et surtout de savoir-faire des scientifiques algériens. L’ambition de l’Algérie est de produire le vaccin pour répondre aux besoins du marché national, mais aussi dans l’optique d’exportation vers les pays africains.
Le professeur Mebarek Boukaba, président de l’Union nationale des scientifiques et technologues algériens, estime que la fabrication de Sinovac et pourquoi pas, d’autres médicaments, permettra à l’Algérie de devenir une base de diffusion des médicaments en Afrique. Les prévisions de production du vaccin Sinovac par l’entreprise Saidal sont estimées à 200 millions de doses par an. Selon Nesrine Cherifi, responsable de la communication au ministère d’Industrie et des produits pharmaceutiques, la capacité de production pourra être augmentée selon la demande nationale. La responsable précise que pour l’instant, avec la baisse de la propagation du coronavirus, il n’y a pas de demande. Elle estime également que la campagne de vaccination ne connaît pas une forte cadence pour doubler la production de ce vaccin qui attend, selon elle, l’homologation de l’OMS pour qu’il soit exporté.
M. Benkeddada