Produits alimentaires : Des stocks largement suffisants, selon l’Anca

Les  stocks actuels des produits alimentaires sont largement suffisants pour passer le mois de Ramadhan sans pénurie. C’est ce qu’a affirmé, ce lundi, Boulenouar Hadj-Tahar, président de l’Association nationale des  commerçants et artisans (Anac), lors d’une conférence de  presse à Alger consacrée aux prévisions de ce mois sacré, devenu de consommation par excellence. Il tient à préciser que les prix des différents produits restent tributaires des habitudes de consommation.

«Les quantités des  fruits et légumes destinées à la consommation durant le mois de Ramadhan sont estimées à 15 millions de quintaux. 10 millions de quintaux de céréales, près de 120.000 tonnes de viandes, toutes sortes confondues, pas moins de 250.000 tonnes d’huile et 20.000 tonnes de sucre. Quant au lait, une quantité de 150 millions de litres sera aussi destinée pour satisfaire les besoins pendant la même période», indique Hadj-Tahar. Il relève, que parmi les produits qui connaissent une augmentation de demande, on compte les épices et herbes aromatiques avec une quantité de 30.000 tonnes. La demande sur  , elle,  grimpe aussi de 50%.Le président de l’Anca rappelle que 800 marchés occasionnels sont prévus afin d’assurer la disponibilité des divers produits alimentaires et la stabilité des prix. Cependant, plusieurs APC traînent encore la patte concernant le choix des endroits adéquats pour la mise en place desdits marchés.
Par ailleurs, l’Association envisage d’organiser, en coordination avec les autorités locales et les organisations professionnelles, quatre campagnes nationales de sensibilisation durant le mois de Ramadhan. La première sera dédiée à la moralisation de l’activité commerciale et la lutte contre la spéculation. «Notre but à travers cette campagne est de sensibiliser les commerçants quant à l’importance de gagner la confiance de la clientèle et d’éviter les sanctions des services du commerce traquant les spéculateurs. Il faut savoir que les commerçants sont perdants lorsque les prix flambent et font fuir les clients», explique-t-il.
Rumeur commerciale, prudence …
L’intervenant met l’accent sur la rumeur commerciale qui est, de son avis, l’œuvre des spéculateurs  étant à l’origine des pénuries et de la hausse injustifiée des prix. Dans ce sillage, Hadj-Tahar appelle à la prudence et à ne pas se laisser entraîner dans le cours des rumeurs distillées via les réseaux sociaux. Rappelant qu’il s’agit d’un phénomène mondial, le conférencier estime qu’il est du devoir des écoles, des mosquées et des différentes institutions d’inculquer une culture de consommation rationnelle.
Pour ce qui est de la deuxième initiative, il est question de la rationalisation de la consommation et  la lutte contre le gaspillage alimentaire, que ce soit les quantités résultantes de la consommation ou des produits avariés au niveau de la chaîne de stockage.  «L’organisation mondiale la FAO fait état d’un taux entre 25% et 35% des produits alimentaires gaspillés, et pour freiner ce phénomène, il faut agir sur le comportement du consommateur», recommande-t-il.
Selon Hadj-Tahar, la moyenne annuelle de consommation du sucre en Algérie franchit le seuil de 42 kg par individu, alors que la moyenne annuelle recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne doit pas dépasser les 25 kg/individu.
Aziza Mehdid