Produits pharmaceutiques : 215 demandes d’homologation en un an

L’Agence nationale des produits pharmaceutiques (ANPP) a réceptionné, au courant de l’année dernière, 215 demandes d’homologation de dispositifs médicaux fabriqués localement, a indiqué ce mercredi le directeur de l’homologation au niveau de l’agence, Nabil Gheraieb.

« L’ANPP a reçu pas moins de 215 demandes pour l’homologation de dispositifs médicaux fabriqués localement, qui s’ajoutent à un passif de plus de 600 demandes cumulées au cours des trois dernières années », a souligné le même responsable en marge de l’ouverture de la 24e édition du  Salon international du mobilier hospitalier et de l’équipement médical (SIMEM) au Centre des conventions d’Oran (CCO) « Mohamed Benahmed ».
Parmi les 215 dossiers réceptionnés au cours de la dernière année, l’ANPP a validé 80 dossiers, alors que le restant des dossiers sera traité au fur et à mesure, a fait savoir M. Gheraieb, faisant savoir que le retard résulte notamment des répercussions de la pandémie Covid-19. Il a noté, par ailleurs, qu’il y a une volonté de reprendre un rythme plus rapide dans le traitement des dossiers de demande d’homologation, notamment avec les directives des hautes autorités du pays, d’encourager l’exportation.
Il est à rappeler que le cadre réglementaire fixant les modalités d’homologation des dispositifs médicaux à usage de la médecine humaine, a été mis en place en 2020 à travers le décret exécutif n 20-234. Les conditions d’homologation des dispositifs médicaux fabriqués localement et destinés exclusivement à l’exportation ont été fixées quant à elles par un arrêté ministériel datant de juin 2021. L’Agence nationale des produits pharmaceutiques a, par ailleurs, signé une convention de coopération avec l’organisme algérien d’accréditation (Algerac) dans le cadre du développement des structures qualité, notamment les laboratoires de contrôle de qualité relevant du secteur de l’industrie pharmaceutique.
Toutes ces mesures visent à réglementer la conformité de la fabrication et du contrôle de qualité des produits algériens, dans la perspectives de leurs donner de meilleures chances à être commercialisées, que ce soit à l’intérieur du pays ou à l’étranger, selon M. Gheraeib.