Projet des parcs culturels algériens : Des acquis et une expérience à partager

Après sept années d’existence, le projet de Conservation de la biodiversité d’intérêt mondial et utilisation durable des services éco-systémiques dans les parcs culturels en Algérie, ou Projet des parcs culturels algériens (PPCA), est en phase d’atteindre l’étape finale de son exécution.

Initié  dans le cadre de la coopération internationale entre l’Algérie et le Fond Mondial pour l’Environnement cordonné par le ministère des Affaires Etrangères, mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et exécuté par le ministère de la Culture,  le PPCA a pour objectif une meilleurs gestions des écosystèmes et préservation de la biodiversité à travers les parcs culturels du grand sud algérien.
Depuis le début du mois de décembre une commission,  mandatée par le PNUD, effectue une évaluation finale du projet. Deux évaluateurs, M.M. Abrous Mohamed Cherif et Omar Ben Bakhti sont chargés de rendre compte de l’évolution du projet, du degré d’efficacité  et de conformité au plan d’action tracés lors de sa création.  Dans une première étape les évaluateurs organisent des rencontres avec les différents partenaires du PPCA (structures étatiques, médias et partenaires socioéconomiques),  pour déterminer leur interaction avec le projet et relever leurs opinions et remarques sur l’impact et l’efficience du projet. Une seconde étape, débutera aujourd’hui et qui consiste en des visites sur sites, dans les parcs culturels du Tassili N’ajjer, de l’Ahaggar et de Tindouf, pour une évaluation des résultats obtenus par le PPCA, ainsi que son impact sur la gestion de ces parcs et son apport à la préservation des écosystèmes et de la biodiversité ainsi que la durabilité de ces actions à long terme.  Selon M Abrous, l’évaluation à pour objectif premier de déterminer la durabilité et la continuité du projet.
Pour sa part le directeur du PPCA, Salah Amokrane déclare que l’évaluation a accompagné le projet depuis sa signature par les différents partenaires en 2012,  jusqu’à sa clôture en avril 2022.  Il précise que les mécanismes de suivis sont au préalable identifiés dans le document du projet lui-même, et qui consiste en un suivi interne dont un rapport est établi chaque année. Pour les   externes, Salah Amokrane rappelle qu’il y a eut déjà une évaluation  à mi-parcours et une autre qui est en phase d’exécution par un expert international et un expert national mandatés par le PNUD qui détermine aussi les thème et la durée de l’évaluation.
Salah Amokrane tient à souligné que le projet, depuis son démarrage, a été mené par une équipe 100% algérienne, selon des procédures nationales de mise en œuvre.  C’est une première expérience qui va ouvrir la porte à d’autres projets que se soit dans le secteur  de la culture ou dans d’autres secteurs. Il est nécessaire de capitaliser cette expérience, ajoute le directeur du PPCA, et de la mettre à profit pour d’autres projets.
Le directeur du PPCA se dit satisfait de l’exécution du projet, « l’évaluation à mi-parcours est le témoin ». Il souligne que la force du PPCA réside en son équipe formée de jeunes. Le défi de mener le projet est, pour lui, gagné, il reste à le généraliser   et   maintenir ses résultats et leur donné un cadre national,  tout en se projetant dans la région sahélo-saharienne. Salah Amokrane estime que sur le plan de la préservation des patrimoines culturels et naturels, l’Algérie à beaucoup à donner à ses voisins et le PPCA fait partie de ces expériences acquises par l’Algérie pour une action d’utilité mondiale.
Hakim Metref