Projet Holm  de développement théâtral : Le 4e art au chevet des enfants en difficulté

Holm (le rêve)est un projet né de la volonté du jeune artiste de Mascara,  Hocine Mokhtar, Acteur et comédien depuis 2009, musicien, danseur et metteur en scène de plusieurs productions théâtrales, il est le fondateur de l’association théâtrale «Arc» et de l’atelier «Energie de l’artiste» depuis 5 ans.

Le projet théâtral  Holm consiste à investir la création artistique dans le développement cognitif  chez l’enfant en difficulté solaire,  explique Mokhtar lors de la conférence de presse animée mardi au théâtre national algérien Mehieddine-Bachtarzi. Il s’agit de faire participer des élèves en difficulté scolaire à un projet théâtral pour les aider à surmonter les contraintes qu’ils rencontrent dans leur vie scolaire ou sociale. En collaboration avec l’association Al Moustakbel et le théâtre régional de Mascara, Mokhtar a organisé, le10 janvier dernier, un stage de sélection pour de jeunes artistes. Seize candidats se sont présentés et ont été encadrés par 18 professionnels de diverses disciplines.  Après 45 jours de formation, les 5 candidats sélectionné sont monté un spectacle pour enfants intitulé «Al Koraya Ri», qui a été présenté dans  les écoles du quartier de Baba-Ali, dans la commune de Mascara.
L’objectif de se spectacle était de familiariser les enfants avec cinq futurs encadreurs du projet et de leur donner une idée sur le 4e art.  Après cela,  des élèves issus de 9 écoles primaires du quartier Baba-Ali, dont une classe spéciale pour enfants autistes, ont été choisis  pour participer à des ateliers d’expression théâtrale, encadrés par les 5artistes issus du stage. Un autre groupe a également été formé avec des locataires d’une maison de vieillesse.
Depuis le 26 février à ce jour, chaque week-end, les enfants participent à des ateliers où ils sont initiés aux différentes pratiques théâtrales, leur permettant de développer leur expression orale, leur sens de la perception et de la communication. Les ateliers se poursuivront jusqu’au week-end prochain, explique Hocine Mokhtar. Durant ces ateliers, les élèves conçoivent des scénarios, encadrés par Smaïl Sofet, spécialiste en écriture scénique.  Après les examens scolaires, les élèves participants entameront une autre étape qui consiste à monter des spectacles, à partir de leurs propres scénarios. Les spectacles participeront à un festival, du 12 au 16 juin, où chaque école présentera son produit.
Un rêve qui risque de virer au cauchemar
Selon Hocine Mokhtar, le projet Holm avait au début l’ambition de toucher un grand nombre d’écoles au niveau national, mais en raison de peu de moyens financiers, il n’a été réalisé qu’à l’échelle d’un quartier. «C’est un projet d’envergure et d’utilité sociale», affirme Mokhtar, qui «pourrait apporter une aide considérable aux enfants en difficulté, tout en inculquant la notion de théâtre aux enfants dans les écoles». Le concepteur de Holm affirme avoir signé, en juin 2021, une convention avec le Fonds national pour le développement de l’art, de la technique et de l’industrie cinématographique et de la promotion des arts et des lettres (Fdatic Pal), pour le financement de 27% du projet, soit  120 millions de centimes. Une première tranche a été versée au début du lancement du projet au mois de décembre 2021.  Hocine Mokhtar indique qu’il s’est présenté lundi dernier au ministère de la Culture et des Arts pour  déposer le bilan du projet et afin de bénéficier de la seconde tranche. «A ma grande surprise, j’apprends que le Fdatic Pal n’est pas en mesure de m’octroyer la seconde tranche du financement et que je dois m’adresser à la ministre en personne pour régler ce problème».
Hocine Mokhtar se retrouve ainsi dans une situation difficile car il comptait sur ce financement pour honorer les contrats des formateurs. Au-delà du problème financier,  le plus difficile, souligne Hocine Mokhtar, «est la déception des enfants, avec lesquels nous avons fait un grand travail,   qui attendent avec impatience la tenue du festival».
«J’espérais donner à ce projet une dimension nationale, mais finalement, je ne peut même pas le réaliser à l’échelle d’un quartier», s’indigne-t-il.
Hakim Metref