Publication du HCA : Les noms, ces marqueurs d’identité

Il faut savoir gré au HCA, Haut-Commissariat à l’amazighité, d’être l’un des rares organismesquipublie régulièrement, sinon toujours,les actes des colloques qu’il organise.
Les 7 et 8 juillet 2021, il avait réuni, en partenariat avec le CRASC d’Oran, de nombreux chercheurs-universitaires dans la ville de Boumerdès. Ils se sont penchés sur des problématiques liées à l’onomastique, la science des noms propres. Les communications ont porté, entre autres, sur l’Etat civil introduit par les Français en Algérie dans la seconde moitié du XIXe siècle. Idir Hachi présente ses objectifs visant la destruction des structures sociales et agraires et les étapes et modalités de sa mise en œuvre. «Arme de déstructuration, l’état civil colonial n’en offre pas moins, d’importantes perspectives de recherche historique», note t-il.
Ouerdia Yermeche et Seghier Souad se sont intéressées aux pseudonymes sur les réseaux sociaux qui, relèvent-elles,« voilent l’identité réelle mais dévoile d’autres dimensions de celle-ci». On peut lire aussi des études sur les noms dans quelques romans algériens, la cuisine, les anthroponymes libyques d’après l’épigraphie latine et les hydronymes, ces nombreux vocables qui renvoient  à l’univers aquatique. On ne compte pas les noms de villages, lieux qui  se référent à une fontaine, un cours d’eau ou un oued.
Enfin, deux études basées sur des enquêtes de terrain évoquent l’évolution de la toponymie dans les villes de Saïda et Bordj Bou Arréridj. Dans la partie en langue arabe, Houda Djabbas de l’Université de Constantine a consulté les registres d’état civil de 1901 à 2001. Selon elle, le  choix des prénoms dans la ville des Ponts suspendus revêt des significations et leur transcription des dysfonctionnements.
Hammoudi R.