RDC:Nouvelles attaques contre les Casques bleus de l’ONU

Au moins six tirs de mortiers ont été lancés, dimanche , par des hommes armés du Mouvement du 23 mars (M23) contre des positions de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco), dans la région de Shangi, de la province du Nord-Kivu (nord-est), a fait savoir la Monusco. Via le compte Twitter de la Monusco, la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en RDC, Bintou Keita, «condamne sans réserve ces nouvelles attaques ciblées du M23», notant que viser des Casques bleus de l’ONU «peut constituer un crime de guerre au regard du droit international». La Monusco a promis de poursuivre tous les efforts possibles pour protéger les civils et aider à l’acheminement de l’assistance nécessaire aux populations déplacées. Depuis fin mars 2022, le M23 est à l’offensive dans la province du Nord-Kivu, alors que des milliers de civils ont été déplacés par les combats toujours en cours. L’ONU a, par ailleurs, constaté une amélioration de la situation sécuritaire dans la province du Tanganyika, dans l’est du pays, ce qui explique le retrait de la Monusco, selon le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies en RDC, Bruno Lemarquis. «Il est important de préciser que le retrait de la Monusco, qui correspond à une amélioration de la situation sécuritaire dans la province — donc c’est une bonne nouvelle — ne signifie pas un retrait des Nations unies. Il est important que les gens le comprennent», a expliqué, dimanche dernier, Lemarquis, en visite de travail dans la province du Tanganyika depuis le 17 juin, dans le cadre de la fermeture du bureau de la Mission au niveau local. Pour lui, le départ de la Monusco, dû à la relative stabilité au niveau de la province, est une opportunité pour accélérer l’agenda du développement dans le Tanganyika et ainsi créer un espace dans lequel d’autres partenaires de développement pourraient intervenir, y compris ceux du secteur privé.