Rebondissements

La soirée de mardi dernier fut très riche en rebondissements d’abord dans le feuilleton «Yemma». Alors que l’histoire patinait et montrait des signes de ralentissement dans son  déroulement et  voilà que l’épisode qui a été diffusé  surprend par une avalanche de coups de théâtre.

Sofiane, patron d’une entreprise privée, agressé à mort et montré dans le précédent numéro dans le coma, à l’hôpital, puis chez lui, en vie, mais toujours alité, réapparaît au mieux de sa forme pour démasquer ses ennemis. Le commissaire en retraite qui suit son enquête, croît avoir tout découvert, mais il était loin de savoir que Sofiane, l’ancien trafiquant qu’il est venu avertir que la justice allait s’occuper de son cas, allait lui réserver une renversante surprise. Sofiane lui montre en effet une vidéo impliquant la fille du commissaire. Fin de l’acte 1 et début du deuxième avec la découverte du corps de Djalila à la morgue que son mari est venu identifier. L’inévitable Madame Nabila clôt le lot de surprises, en se rendant chez son psy pour lui avouer son deuxième meurtre. Incroyable!
La série de rebondissements sera suivie ensuite avec le match aller de la demi-finale de la Ligue des champions, avec un royal Manchester City contre le Real de Madrid. A peine deux minutes après le début du choc, City ouvre le score et allait mettre K.O son adversaire en inscrivant un deuxième but et rate de justesse deux autres réalisations. Mais l’insaisissable Benzema sonne le début du premier rebondissement en réduisant le score. Pour City tout était à refaire, mais elle  réussit en début de seconde mi-temps à prendre le large avec un troisième but. L’attaque du Real rebondit et inscrit un joli second but. City monopolise le ballon et marque son quatrième but et se croit sauvée. Mais l’incroyable Benzema donne un sens au dernier rebondissement avec Panenka. Quel match, ça c’est du football et on aurait aimé que cette partie soit interminable tant, comme disait un des commentateurs du match, tout y est, l’engagement, la tactique, la technique, du suspense, des buts et même de la dramaturgie comme dans les grands films de cinéma.
Sur la chaîne «El Hayet», le temps est à la critique du programme de télévision du Ramadhan. Un spécialiste trouve «Babor Louh» réussi sur le plan technique, mais regrette que le feuilleton use et abuse de scènes où les personnages passent leurs temps à crier. Même programme sur «Chourouk News» qui a eu comme invité le comédien Azziz Boukrouni, distribué cette année dans «Babour Louh», «Yemma» et dans «Fondou», un feuilleton tunisien. Il a été question du traitement de la question du racisme, mais aussi du courage de la production d’investir les maux de la société algérienne.
Abdelkrim Tazaroute