Récupération des fonds détournés à l’étranger : L’Algérie pour un « protocole arabe » de coopération

L’Algérie a proposé, lundi au Caire, par la  voix du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Abderrachid Tabi, l’élaboration d’un « protocole arabe » de coopération afin de récupérer les  fonds détournés à l’étranger.

Le ministre, qui a présidé la 37e session du Conseil des ministres arabes de la Justice, a déclaré que l’Algérie avait proposé au Conseil  « l’élaboration d’un protocole arabe de coopération afin de récupérer les fonds détournés à l’étranger, qui viendra compléter la Convention arabe contre la corruption ». Il a exprimé sa conviction que la lutte contre la corruption et la récupération de l’argent qu’elle génère est « l’obsession de tous les pays arabes et nécessite une unification des efforts », saluant « les résultats des rencontres internationales et des séminaires scientifiques régionaux organisés cette année dans ce cadre ».
A cette occasion, il a mis l’accent sur les efforts de l’Algérie dans la lutte contre le phénomène de la corruption, en mentionnant la mise en place d’une Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption qui dispose de larges prérogatives dans ce domaine, dont la mise  en place d’une stratégie nationale de transparence et de probité ». Il a expliqué que l’Etat algérien œuvrait à récupérer ses fonds pillés conformément à « une démarche globale approuvée par le Président de la République, laquelle nécessite l’intensification de la coopération internationale et arabe », rappelant le parcours que l’Algérie a connu au  cours des deux dernières années dans sa démarche visant à « se conformer à la légalité constitutionnelle et construire des institutions de manière démocratique ».
  Par ailleurs et pour activer la coopération arabe, l’Algérie a proposé « la création d’un mécanisme pratique de communication entre magistrats, une option susceptible de renforcer la concertation et la coopération permanente entre les magistrats pour résoudre les problèmes juridiques et légaux des  citoyens, promouvoir la coopération arabe dans le volet judiciaire, et faciliter la communication entre les pays arabes en répondant aux critères de rapidité et d’efficacité requis ».