Relations bilatérales : Une nouvelle dynamique

Les relations algéro-mauritaniennes connaissent une nouvelle dynamique visant à élargir les perspectives de coopération bilatérale, et ce, partant d’une forte convergence de positions et de vues et d’une volonté politique commune de renforcer la coopération économique et favoriser le rapprochement entre les deux peuples.

Ce grand intérêt accordé au développement et à l’approfondissement des relations bilatérales s’est manifesté après l’arrivée du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, au pouvoir dans les deux pays, se traduisant par l’échange de visites entre les responsables des deux pays.
Des visites couronnées par la tenue, en novembre dernier à Alger, du Comité bilatéral frontalier algéro-mauritanien, suite à la signature en avril dernier à Nouakchott d’un mémorandum d’entente sur sa création. Le Comité permet le renforcement des opportunités d’investissement, la réalisation des projets de partenariat communs dans les secteurs prioritaires au niveau des zones frontalières communes et la promotion des échanges économiques, commerciaux, culturels et sportifs, en sus du désenclavement des populations de ces zones frontalières. Il œuvre également à organiser et faciliter la circulation des personnes et des biens, promouvoir la coopération douanière, développer et encourager la coopération décentralisée, sécuriser les frontières communes et lutter contre le crime organisé transfrontalier et la migration clandestine.
La première session du Comité dont les travaux avaient été coprésidés parle ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Kamel Beldjoud, et son homologue mauritanien, Mohamed Salem Ould Merzoug, a donné une nouvelle orientation à la coopération bilatérale et ouvert la voie à des perspectives prometteuses de développement dans l’intérêt des deux peuples frères. Parmi les projets prometteurs figurent la réalisation de la route stratégique reliant Tindouf à Zouerate, la création d’une zone franche au niveau de la zone frontalière, l’organisation permanente de manifestations économiques et commerciales à Nouakchott, et l’encouragement des opérateurs économiques algériens et mauritaniens à vendre leurs produits dans les marchés des deux pays.
La première session du Comité bilatéral frontalier algéro-mauritanien a été, en outre, sanctionnée par plusieurs recommandations, dont «l’intensification de la coordination sécuritaire sur les frontières communes à travers la création d’une commission sécuritaire commune regroupant les services de sécurité des deux pays» et «la facilitation de l’intégration économique à la lumière d’une vision globale de développement à même de servir la sécurité et la stabilité des deux pays».
Beldjoud avait réaffirmé la détermination de l’Algérie à œuvrer aux côtés de la Mauritanie à la concrétisation de ces recommandations sur le terrain, conformément aux orientations des dirigeants des deux pays qui attachent la plus haute importance au développement et à la sécurisation de la région frontalière commune.
R. N.