RÉSEAUX DE SOUTIEN : Toujours mobilisés

 

Les associations impliquées dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes ont mis en place une série de recommandations pour mettre en œuvre une stratégie de lutte contre toutes formes de violence à l’égard des femmes. Le Réseau Wassila, «Féminicide Algérie», «Dhayen yekfi Stop», «Tharwa N’Fadhma N’soumeur» et autres appellent les autorités compétentes à mettre en place des structures d’accueil et de secours pour prendre en charge ces femmes et même les petites filles victimes de violence. Des structures qui doivent être dotées d’un équipement médical, de psychologues et d’une assistance juridique pour les orienter et les aider à trouver des moyens de subsistance. Les militantes appellent aussi à appuyer les initiatives prises par les organisations et associations engagées dans la prise en charge des femmes en détresse et sensibiliser l’opinion publique. Il est notamment important pour ces organisations de disposer de moyens nécessaires permettant d’organiser, soutenir et financer les campagnes d’éducation et de formation visant à faire comprendre que la violence à l’égard des femmes est une violation de leurs droits fondamentaux. Il est également question de financer des campagnes d’information, des programmes d’éducation et de formation à l’intention des filles et des garçons, des hommes et des femmes, pour réduire les cas de violence au sein de la famille et de la société. Il est également recommandé d’assurer et de promouvoir des programmes de réadaptation à l’intention des auteurs d’actes de violence et encourager la recherche dans ces domaines afin d’empêcher que de tels actes de violence ne se reproduisent. Les médias sont également appelés promouvoir l’image non stéréotypée des hommes et des femmes, en plus d’informer, éduquer et stimuler le débat public sur les causes et les effets de la violence faite aux femmes. Plus que déterminées, les militantes sont sur le front de la lutte contre la violence à l’égard des femmes, en particulier celle en situation vulnérable. Plusieurs de ces militantes sont intervenues dernièrement, que ce soit à la radio ou en postant des vidéos sur les réseaux sociaux, notamment à travers des campagnes de sensibilisation et des journées d’étude consacrées aux femmes pour crier «maranech saktin». Elles ont évoqué plusieurs cas de femmes violentées et fait part de ce qui se passe actuellement au sein de la société. Elles ont appelé, à cette occasion, à mettre fin à toute forme de violence, particulièrement envers les jeunes filles dont 17% n’ont pas atteint l’âge de la majorité, à savoir 18 ans.

R.H