Conférence sur la relance industrielle : Du concret, rien que du concret

Du concret. Du réalisable. Des actions. Ce sont les mots-clés de la Conférence nationale sur la relance industrielle qui s’est tenue du 4 au 6 décembre à Alger, sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Le chef de l’Etat, qui a inauguré cet événement auquel ont participé plus de 700 experts, opérateurs, cadres et partenaires sociaux, s’est dit confiant sur l’apport du secteur industriel dans le développement économique. Il a fait part aussi de son intention d’affronter tous ceux qui persistent à bloquer les initiatives, à ralentir la cadence de développement et à provoquer la colère de la rue pour préserver leurs intérêts. Ses mises en garde contre ces derniers et ses engagements en faveur des jeunes entrepreneurs ayant souffert de blocages injustifiés ont été fortement salués par les participants à cette conférence ainsi que par l’appareil exécutif qui promet de tout mettre en œuvre pour faire de ces directives une réalité.
Le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, l’a bien confirmé lors de la cérémonie de clôture. Il a assuré que toutes le remarques et recommandations faites par les participants seront prises en considération pour l’élaboration de stratégies et de plans d’action, dont la finalité est de hisser l’apport industriel de 6 à 10 ou 15% au PIB à moyen terme. A propos des recommandations, elles sont le fruit des workshops organisés dans le cadre de cette conférence pour enrichir la politique industrielle en termes de réglementations, mais aussi d’actions pour booster la production nationale et nos exportations pour une meilleure gestion des entreprises privées et une meilleure gouvernance dans le secteur public, et enfin afin que les importations soient maîtrisées et que l’innovation soit au cœur de l’entrepreneuriat. Les débats, lors de ces ateliers, se sont distingués par leur clarté et leur transparence, loin des discours et palabres littéraires.
Les recommandations sont si constructives que le premier responsable de l’industrie a assuré qu’elles seront prises en compte dans le nouveau code de l’investissement et dans la nouvelle réglementation dans ce secteur, en cours de révision. Les hauts responsables de l’Etat n’ont pas manqué de saluer, lors de cette conférence, nos opérateurs dans leurs efforts d’apporter une valeur ajoutée à l’économie nationale et même mondiale. Plusieurs chefs d’entreprises publiques et privées, dont des start-up, ont reçu des mains du chef de l’Etat des médailles de l’ordre de mérite national «Achir», tandis que d’autres ont reçu des mains du Premier ministre des autorisations d’exploitation de leurs projets d’investissements, bloqués pour des raisons bureaucratiques.
Farida Belkhiri