Retro sur le Sila 2022 : Les derniers arrivés, les mieux servis

Après 8 jours d’activités, de rencontres, de ventes-dédicaces, et d’affluence des visiteurs, la 25e édition du salon international du livre 2022 a pris fin, vendredi dernier. En dépit du mauvais temps, les visiteurs ont profité jusqu’au dernier jour pour s’offrir un livre ou découvrir les ouvrages exposés par les éditeurs.

Ces gens avaient plus d’une semaine pour se rendre à la Safex, toutefois, chacun avance ses motifs qui l’empêchaient de venir. En se baladant dans les allées du salon, au pavillon central, des visiteurs expriment leur satisfaction quant à la qualité des livres sur les plans technique et d’écriture. Laila, une férue de la littérature algérienne, a su où s’adresser. « Les maisons d’édition nationales à la fin du Sila font de petites réductions pour les anciennes publications. Quand j’ai découvert ces promotions intéressantes, je viens toujours à la clôture pour acheter un bon lot. Une aubaine surtout en ces temps de crise », estime-t-elle.
Au stand de l’Enag, des promotions relatives aux manuels scolaires et littérature infantile drainent beaucoup de monde. Des enfants et leurs parents font le plein. Content de ses petits  contes de fée, qu’il exhibe avec fierté, Rayane dit lire ces histoires et les passe pour ses jeunes frère et sœur. « Maman m’a offert 7 livres. Je vais commencer à les feuilleter tous et par la suite les lire. C’est une joie pour moi », confie-t-il. Pour sa mère, les réductions appliquées sont un salut surtout pour les écoliers et les étudiants. « la journée d’aujourd’hui n’apprête pas à sortir surtout que nous sommes à la veille du mois sacré du Ramadhan. Mais pour ne pas les décevoir, je les ai accompagnés. Mes enfants sont heureux d’avoir leurs livres. Je tente de les initier à la lecture », fait-elle savoir.
Dans le pavillon Al Ahhagar, dédié aux enfants,  c’est le rush. Les exposants exposent au regards des bambins des livres, manuels et jeux éducatifs. « J’ai  laissé des plumes. Mes deux filles ont opté pour des puzzles, des jouets de cubes, des tableaux multicolores. J’espère qu’elles vont en prendre soin. Ils sont chers notamment ceux importés malgré les réductions de ces deux derniers jours », a soutenu la mère de famille.
Rencontré devant la salle Esprit Panaf, Allam, étudiant en littérature africaine, a exprimé sa déception quant à l’absence de plusieurs auteurs africains et européens. « Le Sila est un point de rencontres de plusieurs auteurs venus de différents horizons. Cette année est exceptionnelle en tous points de vue. Toutefois, je présume qu’il a été tenu pour offrir aux acteurs de l’édition une occasion d’écouler leur stocks de et présenter leurs nouveaux produits », a constaté notre interlocuteur.
Pour enrichir sa documentation, Allam dit avoir fait le tour des représentants africains au Sila. « Les responsables des stands ont fait l’efforts de faire des ristournes. J’en suis heureux pour avoir les nouvelles productions. », a-t-il soutenu.
Le Sila est devenu un rendez-vous littéraire et livresque incontournable. En dépit de l’absence d’habitués, nationaux et étrangers, il a sa place dans la vie culturelle de notre pays.
Une édition « exceptionnelle »
L’organisation du Sila 2022 est un véritable challenge. Le comité d’organisation a réussi son défi malgré quelques manquements constatés. Il est a noter par exemple l’annulation de conférences au programme, très attendues par les médias et le public. Interrogé, un agent d’accueil de l’espace Esprit Panaf a expliqué que « les animateurs ou invités ne sont pas venus pour une raison ou une autre ».
Cette année, il a été constaté l’absence de la presse internationale, qui était présente dans les précédentes éditions. « A part les chaines TV étrangères qui ont un bureau permanent à Alger, il n’y a pas eu d‘équipes médiatiques qui se sont déplacés pour la couverture du Sila », a soutenu un confrère d’une  chaîne TV.
Par ailleurs, une belle initiative a été créée cette année. Des organes de presse nationaux ont ouvert des espaces sur place. « C’est une belle démarche de la part des organisateurs. En étant ici, nous avons l’opportunité d’invités des auteurs, éditeurs, le public. Aussi, nous avons fait plusieurs directs pour les personnes sui n’ont pas pu venir. J’espère que elle deviendra une tradition pour les prochaines éditions », a soutenu une journaliste de la Radio nationale.
Le Sila2022 s’est tenu. L’objectif est atteint, celui de permettre aux acteurs de l’édition de renouer avec le grand public. Une belle semaine.
Karima Dehiles