Revirement de Madrid sur la question sahraouie : Roman Rodriguez accuse le gouvernement d’avoir cédé au chantage

Le président du parti Nueva Canarias, Roman Rodriguez, a reproché au gouvernement espagnol d’avoir cédé au «chantage» du Maroc dans le dossier sahraoui, estimant qu’il était «impossible de faire pire». En réponse à une question du Groupe nationaliste, Roman Rodriguez a reproché au gouvernement espagnol d’avoir cédé au «chantage» du Maroc, selon Europa Press. «Il est impossible de faire pire», a résumé celui qui occupe également le poste de vice-président du gouvernement des îles Canaries et conseiller aux finances et aux affaires européennes et extérieures, ajoutant que l’Espagne s’est placée «du côté de la puissance occupante» et de la violation des droits de l’homme. Même son de cloche chez l’ancien ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel Garcia-Margallo, qui avait critiqué, lundi dernier, les actions de l’actuel gouvernement de Pedro Sanchez, après son revirement dans le dossier sahraoui et la suspension par l’Algérie du Traité bilatéral d’amitié, de bon voisinage et de coopération. «C’est un exploit diplomatique qu’aucun gouvernement n’a réalisé jusqu’à présent», avait-il notamment déclaré. L’Algérie a décidé le 8 juin dernier de procéder à la suspension «immédiate» du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération qu’elle a conclu le 8 octobre 2002 avec le Royaume d’Espagne.
Cette décision a été prise suite à l’attitude adoptée par le gouvernement espagnol qui s’inscrit en violation de la légalité internationale que lui impose son statut de puissance administrante et aux efforts des Nations unies et du nouvel envoyé personnel du secrétaire général et contribue directement à la dégradation de la situation au Sahara occidental et dans la région.