Rezig plaide pour la consommation du made in Algeria

Le ministre du Commerce, Kamel Rezig, a annoncé, ce mardi, le lancement de la plateforme des produits algériens et prochainement d’un portail électronique où figureront les noms, la domiciliation des entreprises et leurs produits.
Lors d’une rencontre nationale sur le thème «consommons algérien», organisée par l’Union nationale de la protection du consommateur et la Chambre de commerce à l’Université Saâd-Dahleb Blida 1, Kamel Rezig a précisé que «la base de données contient, pour l’instant, plus de 25.000 produits fabriqués en Algérie». Le ministre a exhorté les opérateurs économiques à y inscrire leurs produits.
S’agissant du portail électronique qui sera effectif en décembre prochain, il y est répertorié plus de 8.000 producteurs. Un deuxième portail sur les services sera ouvert en juin prochain. «Avec ces bases de données, le slogan « consommons algérien » sera une réalité, avec l’adhésion des consommateurs bien entendu», a déclaré le ministre. Pour Rezig, «la banque de données permettra de limiter les importations. Un opérateur économique en trouvant le produit ou la matière première chez un autre opérateur n’aura pas à recourir à l’importation». Enfin, il a estimé que la plateforme facilitera la mission des diplomates dans un contexte de relance des exportations vers l’Afrique.
Pour Nazih Berramdane, conseiller du président de la République, chargé du mouvement associatif et de la communauté nationale à l’étranger, le slogan
«consommons algérien» doit conduire la société civile à redoubler d’efforts pour lui donner un contenu concret. «Les Algériens se sont toujours montrés solidaires, dans les moments difficiles, comme cela a été le cas lors du début de la propagation du coronavirus quand des camions chargés de produits ont pris la route vers de Blida qui a souffert du confinement total», a-t-il rappelé. «Pendant une année, nous avons consommé des produits locaux. Notre pays a les moyens de limiter ses importations», a poursuivi Berramdane. «Notre communauté installée à l’étranger en consommant algérien peut participer à faire connaître le produit national», a-t-il souligné.
Lors des débats, Riadh Amour, opérateur et président de la Chambre de commerce de la wilaya de Blida, a plaidé pour l’amélioration de la qualité du produit algérien et la création d’entreprises. «L’industrie nationale représente 5% du PIB chez nous, quand dans d’autres pays, ce taux est de 25%», a-t-il souligné. Toutefois, le président de l’Association des producteurs algériens de boissons, Ali Hamani, a estimé qu’il faut avoir un produit de qualité pour pouvoir exporter. «Notre bataille est la mise en place des normes de qualité», a-t-il assené, avant de relever l’absence d’une réglementation qui régisse le commerce.
M. Benkeddada