Rôle de la femme dans le développement économique : Un débat approfondi en décembre à Alger

Un débat approfondi sur le rôle de la femme  algérienne dans le développement de l’économie nationale, afin de lever les disparités entre le discours et la réalité, est attendu le 11 et 12  décembre prochain à Alger, à l’occasion de la 1ère édition du Forum international de la femme qu’organise la Confédération générale des  entreprises algériennes (CGEA).

Quelque 3.500 participants, 500 très petites entreprises (TPE) et 350 sociétés VIPS, sont attendus pour ce forum, qui se tiendra au Centre  international des conférences (CIC) Abdelatif-Rahal, sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Au cours des deux jours du forum, les échanges, organisés en sept panels, porteront sur des thématiques aussi riches que variées. Il s’agira de « Femme et Gouvernance : la femme dans la société algérienne et sa présence dans l’échiquier de décision politique et économique », « Femme et Education, formation et employabilité : la femme dans la création de pôles d’excellence et de passerelles entre l’université et le monde du  travail », « Femme et Climat des affaires : de la réforme financière à la créativité dans l’offre pour encourager l’investissement féminin », « Femmes et Diversification de l’économie : la femme dans les encouragements vers le développement local et le développement durable », « Femme et Economie verte : la femme, acteur principal dans le succès de la transition vers l’économie verte », « Femmes et le numérique : la femme, facteur important dans la promotion de l’attractivité des métiers du numérique au près des femmes », et « Femmes et Culture ».
L’objectif de la rencontre vise, notamment, à travers un échange autour de la problématique de l’implication de la femme et de son apport au  développement économique et social, à « revisiter le chemin parcouru dans le processus d’émancipation de la femme algérienne, et de situer la place et le rôle joué par les femmes dans l’histoire contemporaine de l’Algérie », indiquent les organisateurs sur le site internet consacré à la rencontre.
«Lever les pesanteurs socio-culturels limitant les efforts de la femme»
Cette introspection devra permettre, selon le texte de présentation du forum, de « situer la nature des contraintes, des causes et des forces contraires qui ont freiné l’avancée de la femme algérienne dans sa marche vers une plus grande implication dans le développement et l’émergence économiques du pays et vers plus d’égalité dans les rapports sociaux Hommes-Femmes ».
Il s’agira aussi de « formuler des propositions concrètes visant à lever les disparités entre le discours et la réalité, entre les lois émancipatrices et les pesanteurs sociétales, et de situer les insuffisances de l’approche juridique dans le traitement des déséquilibres sociaux », et de « mettre en exergue les étapes franchies par la femme algérienne et les prouesses réalisées dans tous les secteurs d’activités, aussi bien en Algérie qu’à l’étranger ».
Il est attendu de ce forum, d' »identifier les pesanteurs socio-culturels et sociologiques limitant les efforts de la femme dans le processus du  développement socio-économique du pays et proposer les actions visant à les lever, de proposer les mesures allant dans le sens de la levée des  contraintes objectives relevées et proposer les voies d’action (politiques, juridiques, sociétales) permettant une plus grande implication de la femme algérienne aussi bien dans la gouvernance politique qu’économique ». Il est attendu aussi de la rencontre de « se prononcer sur la pertinence de  la politique des quotas dans l’implication des femmes et ses limites, de préciser les secteurs chargés de la mise en œuvre des solutions préconisées étalées sur un calendrier défini, de proposer la mise en place, à un haut niveau, d’un cadre de suivi de la mise en œuvre des mesures et des actions proposées, de proposer les amendements nécessaires aux lois du travail en vue de garantir un réel égal accès à l’emploi et aux postes de  responsabilité pour les femmes et les hommes ».