Sahara occidental : Conférence sur les crimes de l’occupation marocaine

L' »International Criminal Justice Club » et le « Center for International Human Rights » de « John J College » de New York ont organisé, vendredi, une visioconférence intitulée « Le Sahara occidental: dernière colonie d’Afrique », au cours de laquelle les crimes de  l’occupation marocaine au Sahara occidental et ses obstacles à l’action de la MINURSO ont été passés en revue.

A cette occasion, le représentant du Front Polisario auprès des Nations Unies et coordinateur avec la MINURSO, Sidi Mohamed Amar et l’avocate Kathleen Thomas, spécialiste en Droit international et résolution des conflits, ont donné des conférences, tandis que le débat a été présidé par Dr. Charlotte Walker-Said, professeur au département des études africaines et directrice du programme magistère sur les droits de l’Homme au « John J College ».

L’Agence de presse sahraouie (SPS) a indiqué que Sidi Mohamed Amar avait  évoqué, dans son intervention, l’histoire politique de la question sahraouie et les étapes de la lutte du peuple sahraoui contre le  colonialisme espagnol et l’occupation marocaine, soulignant, en outre, la nature « de la crise de légitimité enracinée chez le régime marocain autoritaire et son recours à la politique d’expansion en tant que moyen de  gestion de ses crises internes, en sus d’autres considérations géopolitiques chez certains acteurs internationaux qui entravent l’opération de décolonisation dans la dernière colonie en Afrique ».

Le diplomate sahraoui a également informé les participants sur les chapitres et les types de crimes perpétués par l’Etat d’occupation marocain contre le peuple sahraoui depuis le début de l’occupation, « à l’instar des génocides et de la tentative d’effacer l’identité nationale, historique et culturelle du peuple sahraoui, outre les violations répétées des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés et le pillage  des  ressources du peuple sahraoui ».

Pour sa part, l’avocate Kathleen Thomas a évoqué les aspects juridiques de la question sahraouie à la lumière de l’arrêt de la Cour de Justice internationale et des résolutions des Nations unies qui « renforcent le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et démontrent clairement que le Maroc n’a pas droit de revendiquer le territoire qu’il continue  d’occuper illégalement et en contradiction totale avec les règles du droit international et du droit international humanitaire ».