Sahara occidental : Le Polisario prêt à coopérer avec l’ONU et l’UA

Le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies et coordinateur avec la Minurso, Sidi Mohamed Amar, a affirmé, ce lundi, que le Polisario était prêt à coopérer avec les efforts des Nations unies (ONU) et de l’Union africaine (UA) pour parvenir à une solution pacifique et durable au conflit du Sahara occidental.

Lors d’un entretien accordé à l’APS, Sidi Amar a indiqué que l’envoyé onusien dans la région «doit traiter les retombées de l’agression marocaine en novembre 2020 pour une éventuelle activation du processus de paix». Selon lui, la partie sahraouie, qui a démontré par des actions concrètes son véritable engagement en faveur d’une solution pacifique en faisant de  nombreuses concessions, «demeure disponible à coopérer avec les efforts des Nations unies et de l’UA pour parvenir à une solution pacifique et durable au conflit sahraoui conformément aux principes de la légalité internationale».
«Le peuple sahraoui ne renoncera jamais à son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance et continuera à utiliser tous les moyens légitimes pour défendre ses droits sacrés et ses aspirations nationales intransigeantes», a-t-il assuré.
Evoquant la mission de l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, pour régler le conflit, le diplomate sahraoui a déclaré que ce dernier était déjà en contact direct avec les deux parties au conflit, à savoir le Polisario et le Maroc, pour préparer une visite dans la région.
Vendredi dernier, le porte-parole officiel du secrétaire général des Nations unies avait indiqué que Staffan de Mistura se prépare pour sa première tournée dans la régionet qu’il est en contact avec les parties concernées et les deux pays voisins.
«Comme d’habitude, la première étape de la tournée sera principalement consacrée à la communication avec les autorités des deux parties, tandis que la deuxième comprend une visite en Algérie et en Mauritanie, deux pays voisins, comme stipulé dans le plan de règlement conjoint entre les Nations unies et l’Organisation de l’unité africaine (OUA) et dans les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité», a-t-il expliqué.
Il a souligné, dans ce cadre, que «l’Envoyé personnel devra traiter les conséquences de la nouvelle agression marocaine contre les territoires sahraouis le 13 novembre 2020, pour qu’il puisse activer le processus de paix».

 

Territoires sahraouies occupés : Amnesty International alerte sur les violations des droits de l’homme
Les violations des droits de l’homme par les forces de sécurité marocaines dans les territoires sahraouis occupés ont atteint un seuil dangereux, a alerté le représentant de l’ONG Amnesty  International (AI) aux Etats-Unis, dénonçant la non-dotation de la Minurso d’un mécanisme de surveillance des droits humains.
Intervenant au cours d’un webinaire organisé récemment par l’ONG américaine Defense Forum Foundation sous le thème : «Sahara occidental : la tragédie des droits humains en cours en Afrique du Nord», AmitDadon est revenu longuement dans son exposé sur le traitement inhumain réservé par les forces d’occupation marocaines aux militants sahraouis dans les territoires occupés, faisant observer que «l’objectif recherché par le Maroc à travers sa politique répressive est d’écraser la volonté des Sahraouis à se libérer et à réclamer l’indépendance».
S’attardant dans son exposé sur le cas de SultanaKhaya, qu’il qualifie de «particulier» et d’«extrêmement dérangeant» pour le Maroc, le représentant d’AI rappelle que les forces de sécurité marocaines ont fait subir à la militante, dont le seul tort est d’hisser le drapeau sahraoui au-dessus de sa demeure familiale, «toutes sortes d’intimidations et de tortures».