Salaires et allocation chômage : Le Président Tebboune annonce des augmentations dès janvier 2023

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a annoncé des augmentations des salaires et de l’allocation  chômage devant entrer en vigueur début 2023.

Dans des extraits de sa rencontre périodique avec les représentants de la presse nationale qui sera diffusée samedi soir sur les chaînes de la télévision et de la radio nationales, le Président Tebboune a tenu à rassurer la classe ouvrière qu' »une augmentation des salaires et de l’allocation chômage interviendra d’ici la fin de l’année et entrera en vigueur début janvier 2023″, affirmant attendre « les résultats définitifs des recettes nationales devant être réalisées à fin 2022 ».
Interrogé sur un éventuel remaniement ministériel, le président de la République dira que ce remaniement se fera « selon les résultats de chaque secteur », la norme étant le taux d’application des décisions prises en  Conseil des ministres.
Concernant la lutte contre la spéculation illicite, le Président Tebboune rappellera l’existence de 160 minoteries soutenues par l’Etat qui au lieu de moudre le blé au profit du citoyen le vendent directement aux éleveurs  de bétail.
Le Chef de l’Etat a cité pour exemple le cas d’une wilaya « approvisionnée à hauteur 40 quintaux par mois pour chaque citoyen », au moment où « la consommation du citoyen ne dépasse pas dans le meilleur des cas 40 kg par mois »,  rappelant au passage la décision prise récemment relative à l’interdiction de l’exportation des produits alimentaires.
Sur la pénurie des matières essentielles, le Président Tebboune a affirmé que l’Inspection générale de la Présidence de la République  « est entrain d’enquêter sur le pourquoi de cette pénurie qui ne devrait pas exister »,  soulignant qu’il ne s’agit pas de problème de financement, car « les fonds  sont disponibles ».
L’Inspection générale de la Présidence de la République enquête sur la pénurie de certains médicaments
Le Président Tebboune a affirmé avoir instruit l’Inspection générale de la Présidence de la République pour enquêter sur les raisons de la pénurie de certains médicaments. « L’Inspection générale de la présidence de la République est en train d’enquêter sur les raisons de ces pénuries qui ne devraient pas exister », a précisé le Président de la République qui a fait observer qu’il ne s’agit pas d’un problème de moyens matériels ou financiers, car « nous avons de l’argent », a-t-il dit, tout en qualifiant ces perturbations « d’anormales ».
Le chef de l’Etat a également promis de communiquer les résultats de l’enquête, une fois celle-ci terminée, rappelant que l’Inspection générale de la Présidence de la République a été créée à l’effet de mener ce genre d’enquêtes. Dans le même sens, il a fait savoir que 37 inspecteurs de la Présidence de  la République ont été mobilisés pour mener cette enquête. A une question sur l’existence de « lobbies » dans le secteur du médicament,  le Président de la République a indiqué avoir déjà donné des instructions pour l’importation « dans l’immédiat » de médicaments en rupture de stocks pour contrecarrer ces lobbies.
Les réserves de blé couvrent une période de 8 mois 
Le président de la République a révélé que les réserves de blé en Algérie couvraient une période de huit mois. « L’Algérie possède actuellement des réserves pouvant couvrir une période de huit mois. Nous sommes à la veille de la campagne de moisson dans le Sud ainsi qu’au Nord dans deux mois », a déclaré le Président Tebboune, tout en rappelant, dans ce cadre, les mesures prises par l’Etat pour encourager la production agricole, en tête desquelles l’augmentation du prix d’achat des céréales et des légumineuses auprès des agriculteurs.
Le chef de l’Etat a fait observer toutefois que la solution radicale pour faire face à la flambée des cours des céréales et à leur pénurie sur le marché international résidait dans l’augmentation de la production  nationale. « Nous avons insisté sur la production locale de l’huile et du sucre et l’augmentation du rendement des céréales à 40 quintaux/hectare, et ce, avant même le début de la crise ukrainienne. Nous appelons et nous veillons à l’application de ces instructions pour protéger le pays des répercussions des crises étrangères », a-t-il précisé.