Salle Ahmed Bey de Constantine : Programme varié et absence de moyens de transport

L’immense salle de spectacles Ahmed Bey appelée aussi  le Zénith est  l’espace le mieux qualifié pour répondre à la demande  en matière d’animation artistique et culturelle. Toutefois son éloignement et l’absence de moyens de transport  constitue la difficulté essentielle pour tout habitant de s’y rendre à l’exception  de ceux qui résident dans  sa périphérie immédiate.

Le  chargé de la communication du Zénith déplore cette situation d’autant plus  qu’avant la crise sanitaire la direction des transports assurait des  navettes spéciales. Durant l’été,  la salle tournait pleinement et ne désemplissait pratiquement pas à telle enseigne qu’elle fonctionnait à guichets fermés eu égard à la qualité des programmes.
Pour ce mois de ramadhan dominent le genre malouf constantinois, les  aissaouas quoiqu’entrecoupés par un autre genre le monologue et des  séances cinéma ou les spectateurs intéressés peuvent  des films, voire des blockbusters récents (2022) tel Sonic 2 .
Toutefois, l’absence de moyens de transport pénalise autant  les potentiels spectateurs que les responsables de la salle  qui  même s’ils sont satisfaits du relatif engouement du public considèrent  que pour une reprise celle-ci est annonciatrice de lendemains meilleurs une fois que la vie normale aura retrouvé un rythme post-Covid.
Cela étant, il parait pour le moins irrationnel qu’un espace aussi impressionnant avec ses 3 000 places ne se remplit  dans le meilleur des cas qu’à 25%. Le plus important demeure  que les nombreux espaces spécialisés du Zénith mettent à la disposition des professionnels et des amateurs des espaces à même de leur permettre de s’adonner à diverses activités au sein des ateliers de musique (piano, guitare, violon), la danse classique, le dessin et la peinture comme aux enfants de profiter de spectacles qui leur sont spécifiquement dédiés chaque après-midi de vendredi.
Sauf qu’il faudrait quand même faire remarquer que compte tenu des exigences posées, c’est-à-dire le transport, une telle démarche ne reste possible que pour les personnes et/ou familles qui disposent des moyens de locomotion.  Enfin, pour l’accès aux spectacles le coût du billet à 400 DA  est  symbolique.
Abdelhamid Lemili