Salon de la formation continue professionnelle et supérieure : Une cinquantaine d’exposants au rendez-vous

Après deux ans d’absence en raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19, le Salon national de la formation revient en grand pompe avec une panoplie de propositions au profit des professionnels et étudiants. La particularité de cette 15e édition, qui se déroule sur trois jours au Centre des conférences international Abdelatif Rehal, réside dans le fait qu’elle s’articule essentiellement autour de la formation.

«Ce salon est habituellement combiné avec l’emploi. Cette année, nous avons opté pour des salons différents, celui de l’emploi est prévu pour le mois de juin», a fait savoir Sid Ahmed Zerouki, un des responsables du salon carrefour de la formation. «Notre objectif est de mettre en évidence les nouvelles formations et mettre en contact les entreprises avec les centres de formation, soit pour le développement de leur compétence ou éventuellement pour des reconversions professionnelles. Ce salon a pour objectif de créer un carrefour de la formation continue où les organismes et fournisseurs de formation vont rencontrer les entreprises en quête de partenaires pour la prise en charge de leur plan de formation interne, ainsi que le public à la recherche de formation individuelle», a-t-il indiqué lors de l’inauguration du salon qui enregistre une cinquantaine d’exposants qui  devraient accueillir 4.000  visiteurs, selon le même responsable. Tous les domaines sont représentés à travers les formations proposées : des nouveaux métiers du numérique, aux assurances, aux finances, management, hôtellerie, énergie renouvelable… pour des différents niveaux allant de l’agent d’exécution, au top manager en passant par les cadres et agents de maîtrise.
En fonction des besoins
 Zerrouki a fait observer qu’il est temps de consolider les passerelles entre le secteur de la formation et le monde des entreprises en adaptant leur offre en fonction des besoins de l’heure et aussi en tenant compte des évolutions enregistrées sur le plan économique et technologique. Les visiteurs, de leur côté, auront l’occasion de se mettre à la page par rapport aux nouveaux métiers mais aussi des opportunités existantes en matière de formation. Pour ne citer que cela, en partenariat avec des instituts français, tels le Cnam Paris et INCEIF France, l’Ecole de haute étude des assurances (EHEA) participe à ce salon avec des propositions de formation dont le lancement sera imminent, entre autres dans le contrôle de gestion et audit organisationnel et dans la finance islamique. L’Ecole supérieure algérienne des Affaires (ESA)  participe, elle aussi, avec un large éventail de propositions de formation dans le domaine du numérique, l’énergie, les stratégies… «Dans le domaine des finances, l’ESA a développé tout un programme notamment en finance islamique. Nous avons un master class qui va se dérouler du 31 mai au 2 juin.
L’ESA  à travers ses formations répond à un besoin exprimé par ses partenaires. Nous  avons eu des partenaires pédagogiques français mais l’ESA a aussi ses propres programmes en interne. Nous sommes à l’écoute du marché et proposons des programmes de formation action,  autrement dit formation pratique», a indiqué Salma Boualid, responsable du pôle formation professionnelle au sein de cette école. L’Ecole supérieure d’hôtellerie et de restauration n’a pas raté ce rendez-vous en perspective de capter de nouveaux partenaires. Tout comme le centre de formation professionnelle ECF de Montréal et le  Campus Start@innov, une école des managers euro-méditerranéens. L’Institut national de promotion et de développement de la formation professionnelle en entreprises et de l’apprentissage vulgarise son dernier dispositif. «Tout ceux qui ont une qualification mais qui n’ont pas de diplôme peuvent se rapprocher de nos structures pour bénéficier d’un certificat de qualification qui leur permettra de postuler à des postes d’emploi dans leur domaine», a expliqué Mme Oukil.
Wassila Ould Hamouda