Salon national de la formation et de l’enseignement professionnels : Des compétences à encourager

Le Palais de la culture Moufdi-Zakaria (Alger) abrite, depuis samedi, le Salon de la formation et de l’enseignement professionnels. Cet événement regroupe 100 participants dont des diplômés du secteur, des stagiaires et des enseignants. Dans cet espace dédié aux travaux et innovations, les exposants font connaître leurs réalisations dans plusieurs secteurs, notamment ceux qui touchent directement à la vie quotidienne.

Dans les allées du palais, une aile est réservée aux exposants qui ont développé des innovations et de nouvelles applications. Des stagiaires issus de différentes structures, encadrés par leurs enseignants, s’attellent à mettre de l’ordre dans leur stand dès l’ouverture en ajustant leurs maquettes, les équipements. Des exposants font le topo aux visiteurs pour expliquer l’utilité de leurs inventions. Ayman Kacir, diplômé de l’INSPF de Annaba, spécialité électricité industrielle, a développé un système qui concerne la circulation routière. «Notre projet consiste en une signalisation tricolore routière intelligente, pour éviter les bouchons et faire une économie de temps. Nous avons également mis en place une application qui relaie tous les parkings et qui indique à l’automobiliste les places disponibles sans se déplacer et vérifier par lui-même», soutient-il. Et d’ajouter :  « J’ai voulu apporter ma contribution pour arrêter ou du moins réduire le nombre de morts sur nos routes. Ce sont des systèmes faciles à réaliser. Cela ne demande pas de financements énormes», lance-t-il.
Pour sa part, l’enseignant au centre de formation 18 Février, dans la wilaya de Jijel, Saber Hamoudi, et un groupe de ses étudiants ont produit des films d’animation sur des thématiques telles que le gaspillage de l’eau et la sensibilisation des jeunes à rejoindre les centres de formation. «J’enseigne les nouvelles technologies et multimédia. Nous avons installé une plateforme consacrée à l’enseignement à distance. Massar est espace de contact pour les enseignants, les stagiaires et l’administration. Des cours et des vidéos y sont partagés en plus de cours par vidéo-conférence. Durant la crise de coronavirus notamment en 2020, nous avons perdu 8 mois de cours. Par conséquent, nous avons réfléchi à créer cette plateforme qui est toujours opérationnelle», explique l’enseignant.
De son côté, Tahar Gomra, enseignant au centre de formation de Batna, a créé un détecteur de l’eau souterraine et le forage de puits. «Nous travaillons avec les agriculteurs qui cherchent à creuser des puits pour l’irrigation des champs. En outre, j’ai développé un appareil qui affiche les composants chimiques de l’eau. Le premier appareil détecte l’emplacement ou l’écoulement de l’eau souterraine et l’autre sa qualité», a-t-il fait savoir. D’autres stagiaires qui ont prouvé leur talent disent avoir  besoin de moyens financiers et d’un accompagnement par les pouvoirs publics et les opérateurs économiques pour concrétiser leurs idées et autres inventions .
Karima Dehiles