Santé : 12 milliards DA pour la prise en charge des maladies rares

Une enveloppe de 12 milliards DA a été consacrée à l’importation des médicaments et des compléments alimentaires destinés à la prise en charge de 20 maladies rares recensés jusqu’à présent, a indiqué la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH).

L’établissement recevra prochainement une quantité importante de ces produits destinés au traitement des maladies rares, dont environ 10.000 boites de lait et autres denrées alimentaires, tous âges confondus, dans le  cadre d’un programme spécial pour l’acquisition de ces médicaments prévu  jusqu’à fin 2022.
Afin d’optimiser la prise en charge des maladies rares, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune avait donné, lors de la dernière réunion du conseil des ministres, des instructions au ministre de la Santé portant  sur la prise en charge gratuite par l’Etat de 373 enfants atteints de phénylcétonurie et d’immunodéficience parmi les nouveau-nés à travers 18 wilayas.
Dans une déclaration à l’APS, la directrice des programmes de soins, de l’éthique et de la déontologie, Dr Laila Benbarnou a affirmé que le ministère « s’occupe depuis un moment du dossier des maladies rares à travers le lancement par l’Institut national de la santé publique d’un Registre national de ces pathologies et la conclusion d’accords avec des partenaires (laboratoires), en plus de la mise en place d’un groupe de travail qui s’élargira à un comité d’experts », assurant que « la gestion de ce dossier était perturbée en raison de l’épidémie et sera de nouveau mise  à jour après l’accalmie de la situation pandémique ». Dans ce cadre, le ministère qui est en contact permanent avec les  associations actives dans le domaine des maladies rares, œuvre à former un comité pluridisciplinaire, à mettre en place des laboratoires de référence afin de rapprocher la santé du citoyen, réduire le fardeau du transport et les coûts pour le trésor public.
De surcroît, la tutelle « a élaboré une feuille de route pour lancer un plan national de prise en charge des maladies rares après avoir appuyé ces mesures par des textes réglementaires y afférents », a soutenu Mme. Benbarnou.
Certains médicaments sont d’ores et déjà sur le marché national, d’autres sont au niveau du ministère de l’Industrie pharmaceutique, et la troisième partie devrait être acquise par la PCH, a-t-elle dit.