Sénatoriales du 5 février : L’Anie valide 416 dossiers de candidature

Le président de l’instance indépendante nationale des élections, Mohamed Chorfi, a dévoilé, ce mercredi lors d’une conférence de presse organisée au centre de conférences internationales Abdelatif-Rahel,  les premiers chiffres inhérents aux prochaines élections sénatoriales prévues pour le 5 février  prochain.

Il a fait savoir que sur 603 dossiers de candidatures retirés,503 ont été déposés dont 416 ont été admis, 31 rejetés et 56 en cours d’étude. Treize cas de modifications sur les listes ont été enregistrés parmi lesquels 9 représentants des cas de démission, 3 cas de décès et le dernier relève d’un empêchement légal. Chorfi a précisé que l’article 225 de la loi électorale précise noir sur blanc qu’aucun candidat ne peut être remplacé par un autre sauf cas de décès ou empêchement légal.  «Plusieurs partis politiques ont contacté l’Anie pour plus de précision sur cette question», a-t-il indiqué, ajoutant que concernant les démissions, il ne s’agit pas de retrait de candidature mais de démission de l’élu de son mandat. Parmi les candidats dont les dossiers sont validés, 325 représentent des partisans de 22 formations politiques. Les candidats représentent presque à parts égales les assemblées wilayales et les assemblées communales avec respectivement 237 APW et 266 APC. La participation féminine est très timide. Elle n’est représentée qu’avec 5 candidates soit 1,20% contre 479 candidats hommes ( 98,8%).
 Les indépendants sont au nombre de 178 candidats à travers 46 wilayas. Le FLN se place en première position avec 78 candidats dans 50 wilayas, suivi du RND avec quatre candidats de moins (74) à travers 47 wilayas. Le parti El Mostaqbal est en troisième place avec 51 candidats représentant 34 wilayas. Le MSP et El Bina viennent juste après avec respectivement 37 et 27 candidats. Le FFS participe avec 6 candidats à travers 5 wilayas, pour ne citer que ces partis politiques. Selon la répartition par niveau d’instruction, 198 candidats (39,37%) ont un niveau inférieur au bac. 305 candidats(60,63%) ont un niveau d’universitaire et de post-graduation. «C’est très prometteur  d’avoir ce niveau de candidature qui va se refléter certainement sur la qualité de la législation et de la gouvernance», a indiqué Chorfi précisant au passage que d’après la répartition par âge, 26% des candidats (133) sont dans la frange de 35 à 40 ans, 36,36% entre 41 à 50 ans, 29% entre 51 et 60 ans et 7,95% de  plus de 60 ans. Le collège électoral de est 27.151 électeurs.
Chorfi a fait savoir que l’Anie a  déployé  tous les moyens nécessaires pour mener à bien cette opération indiquant, sans donner plus de détail, que 6 décisions ont été prises par le président de l’instance en plus de trois instructions dans le cadre de l’encadrement légale de cette opération. Il est question également d’assurer la crédibilité de ces élections. Selon lui, les temps ont changé et il n’est plus question de redouter la crédibilité des institutions de l’Etat. Il a mis en relief l’effort de l’Anie qui, en si peu de temps, a réalisé de bons résultats au point qu’elle soit sollicitée par d’autres institutions dans le monde telle l’instance des élections de la Russie pour un partage d’expérience. «Le hirak a demandé l’institution d’une instance indépendante des élections», a-t-il dit tout en rendant un hommage à l’Armée nationale populaire grâce à laquelle aucune goutte de sang n’a été versée. Il soutiendra qu’il ne peut y avoir de démocratie sans la stabilité et la sécurité. Il fera savoir que l’Anie interviendra dans la consolidation de la démocratie constitutionnelle en collaboration avec des universités et des centres de recherches. Sur une question sur les motifs de rejet  des dossiers, Chorfi a indiqué que mis à part un cas, les autres ont une relation avec l’argent sale. «Je n’ai pas de baguette magique pour rendre les gens honnêtes mais l’Anie s’engage à ce que tous ceux qui seront élus jouiront d’intégrité. Ce n’est pas un secret que des enquêtes se font au préalable», a-t-il dit, ajoutant que les voies de la justice sont ouvertes pour les contestataires.
Wassila Ould Hamouda