Sévir contre les contrevenants, insistent des associations

Le président de l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son  environnement (Apoce), Mustapha Zebdi,  a exprimé sa satisfaction quant à la mesure relative à l’annulation de la suspension ou du retrait du permis de conduire.

 «Nous avions depuis des années soumis cette proposition qui est l’une de nos revendications afin d’éviter aux automobilistes les procédures bureaucratiques interminables pour récupérer leurs permis de conduire», a-t-il fait savoir.
Il est à rappeler que le retrait de permis peut aller d’une semaine à 6 mois, en plus du payement d’une amende. «Pour certains, le véhicule est un outil de travail, comme les chauffeurs de taxi, les transporteurs de voyageurs et de marchandises. Ils sont donc durement pénalisés par le retrait du document puisqu’ils n’exercent plus leur métier», a soutenu le président de l’Apoce.
Par ailleurs, le responsable a insisté sur l’utilité de sévir en cas d’infraction au code de la route. «L’alternative au retrait de permis doit être bien étudiée pour ne pas ouvrir la porte à tous les dépassements constatés sur la route. Les conducteurs ne doivent à cet effet  prendre cette décision comme une chance et non comme une porte ouverte à la conduite dangereuse», a encore ajouté Zebdi.
Pour sa part, la présidente de l’Association des moniteurs qualifiés à la conduite, Nabila Ferhat, a estimé que cette nouvelle disposition a pour objectif seulement de réduire les démarches bureaucratiques. «Elle n’aura aucun impact sur la diminution du nombre d’accidents de la circulation et leur lot de morts et de handicapés», a affirmé Mme Ferhat. Dans ce sens,  elle a proposé l’application du permis à points pour lutter efficacement contre  ces drames. «Le conducteur, dans le cas où le permis à points est en vigueur, verra ses points sauter dès qu’il commet une infraction, voire interdit de conduite, s’il s’agit d’une infraction grave, comme cela se fait ailleurs», a suggéré Mme Ferhat.
Karima Dehiles