Sihem Heraoua, chef d’études auprès de l’Andi : «Le nouveau code de l’investissement sera plus transparent»

Dans cet entretien express, Sihem Heraoua, chef d’études à l’Agence nationale du développement des investissements (Andi), rencontrée au Salon virtuel de traitement des déchets, évoque le nouveau code de   l’investissement et ses avantages pour booster notamment les IDE.
Le nouveau code de l’investissement devra atterrir très prochainement au Parlement. Qu’apporte-t-il comme changements ?
Le nouveau code, beaucoup plus transparent et complet, prévoit la mise en place d’un guichet unique dédié à l’investissement direct étranger au niveau de l’Andi. Les guichets uniques décentralisés compteront plus de représentants des administrations concernées par l’investissement (Douanes, CNRC, banques) en plus des Caisses qui existent. Le guichet unique sera plus conséquent et son rôle sera évidemment la facilitation de la création d’entreprises et l’accompagnement des opérateurs économiques pour la mise en place des projets d’investissement.

 

Quelles sont les mesures introduites pour booster l’investissement direct étranger ?
Il y a eu des mesures d’assouplissement en faveur des IDE, dont la suppression de la loi 49-51% maintenue pour 5 secteurs stratégiques (exploitation des mines, produits pharmaceutiques, le domaine militaire et le transport).Toutes les autres activités peuvent être menées par un investisseur étranger à 100% de capitaux étrangers. Nous avons également supprimé l’exclusivité de financer des projets par des emprunts nationaux. Auparavant, l’investisseur étranger devait financer son projet d’investissement exclusivement par un prêt bancaire national. Il n’avait pas le droit de faire un prêt à l’étranger. Ces deux mesures sont essentielles et vont véritablement changer l’environnement de l’investissement. Pour les nationaux, il y aura un dispositif plus encourageant avec la mise en place de guichets uniques, dont les missions sont plus importantes.
Le statut de l’Andi va-t-il connaître une refonte ?
L’Andi est sous la tutelle du Premier ministre et ne dépend plus du ministère de l’Industrie. Son statut sera discuté dans les textes à venir.
Propos recueillis par Wassila Ould Hamouda