Soins dentaires : Retrouver son sourire peut coûter cher

Soigner ou refaire ses dents ou celles de ses enfants ne coûte certainement pas aussi cher qu’une prise en charge de maladies chroniques. Mais les prix sont, depuis quelques années, à la hausse. Seuls nos ressortissants à l’étranger semblent trouver leur compte,
nous dit un de nos correspondants. Des citoyens rencontrés disent toutes leurs craintes de devoir passer chez le dentiste. L’introduction de nouvelles technologies et de matières, qui permettent de retrouver des dents solides et un sourire éclatant, a fait augmenter
les tarifs. Une de nos collaboratrices s’est intéressée aux raisons qui ont conduit à cette situation et une autre fait parler un dentiste qui énumère en détail celles-ci. La situation interpelle les pouvoirs publics d’autant plus que le montant des remboursements reste en deçà des attentes, pour ne pas dire anachronique. 

La vie à pleines dents

A en croire des professionnels
du secteur, il n’est nul besoin pour nos concitoyens de se déplacer
à l’étranger pour soigner, entretenir ou refaire sa dentition. Ce qui n’est pas faux compte tenu du désormais pullulement
de cabinets dentaires et surtout
de cliniques aussi pimpants
que ceux d’une résidence de la cote est de Floride.

L’inconvénient ? Il s’agit là d’une démarque de laquelle s’exclut automatiquement le lambda compte tenu des coûts sachant que ces derniers flirtent allègrement avec les 2 millions de dinars. Ce qui est loin d’être donné pour entretenir sa…bouche d’autant plus que, renseignement pris auprès d’autres professionnels, l’éthique en ce sens est loin de répondre aux attentes de postulants carrément anesthésiés par les campagnes publicitaires affolantes des propriétaires de clinique et du clinquant de leur théâtre des…opérations.
Parmi la corporation, l’un des chirurgiens insistera sur le jugement arbitraire et plus particulièrement généralisé qui pourrait être fait à l’endroit d’une majorité, heureusement, de ses confères pour préciser l’idée de pratiques isolées dont ne seraient pas informés les propriétaires de clinique pour n’impliquer qu’une partie du personnel en activité. Cela étant, il est désormais établi que les cabinets dentaires et autres cliniques sont parfaitement dotés en moyens et équipements et tout aussi d’intervenants accomplis en capacité de réaliser des prouesses chirurgicales grâce à leur formation mais aussi et surtout à l’évolution en la matière des techniques et des technologies. Ces techniques et technologies qui, d’une année à l’autre, ravalent, toutes comparaisons gardées, ce qui a été fait auparavant à de la médecine préhistorique. Des termes et des techniques à même de permettre une anesthésie locale par badigeonnage ou spray sur la surface concernée, d’obtenir sans avoir besoin d’une lampe frontale pour scruter la bouche, alors même qu’un scanner permet la visite intégrale en 3D, des images parfaites ou encore qu’un microscope opératoire fait que des actes d’une extrême précision se fassent sans gêne et sans douleur pour le patient. Et, la même possibilité pour une restauration en céramique obtenue sans avoir être programmé au petit bonheur la chance mais sur et en un seul rendez-vous, comme il est facilement aisé de se blanchir les dents, quoique certains professionnels émettent de grosses réserves sur cette opération dont des informations inquiétantes arrivent de pays étrangers, il y a un quart de siècle, précurseurs en la matière.
Enfin, cela étant, il ne faudrait pas sous-estimer le fait que désormais les maladies bucco-dentaires font partie du domaine de problème de santé publique comme d’autres pathologies encore plus lourdes sans oublier de rendre hommage aux spectaculaires services rendus en ce sens par la médecine scolaire dont l’impact a réduit de manière formidable ce phénomène.
Abdelhamid Lemili