Soutien à la cause sahraouie : Une délégation espagnole bientôt dans les camps de réfugiés

Une délégation parlementaire espagnole effectuera, dans les prochains jours, une visite aux camps des réfugiés sahraouis pour réitérer son soutien au combat du peuple sahraoui et condamner «le flagrant parti pris» du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, concernant le conflit au Sahara occidental.

Selon des médias espagnols, 147 personnalités espagnoles et européennes se rendront aux camps des réfugiés sahraouis pour participer aux célébrations du 49e anniversaire de la création du Front Polisario et le déclenchement de la lutte armée. De nombreuses personnalités feront partie de cette délégation, pour ne citer que la troisième vice-présidente du Parlement espagnol, un député, des présidents de communes et des conseillers espagnols, outre des politiques de l’Europe et de l’Amérique latine, ont dévoilé ces médias citant la représentation du Front Polisario à Madrid.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du soutien à la cause sahraouie tout en condamnant «le flagrant parti pris» du Premier ministre espagnol. Les députés du Parlement espagnol se sont indignés contre le revirement du Premier ministre, Pedro Sanchez sur le conflit au Sahara occidental à savoir sa décision unilatérale en faveur de «l’expansion» marocaine au Sahara occidental, dernière colonie en Afrique.
Les députés espagnols ont approuvé une proposition soumise par trois blocs parlementaires, -«Podemos», «La Gauche républicaine de Catalogne» ainsi qu’EH Bildu (Réunir le Pays basque)-, dénonçant le changement de position «unilatéral et illégal» de Sanchez soutenant le plan marocain de la soi-disant «autonomie» au Sahara occidental et appellent à la corriger, tout en mettant l’accent sur les résolutions des Nations unies en faveur de l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental.
Au cours d’intenses débats sur le Sahara occidental, les groupes parlementaires ont vivement dénoncé la position défendue par le Premier  ministre, Pedro Sanchez, la qualifiant de «trahison» du peuple sahraoui, et exigé qu’il transmette un message «clair» au roi du Maroc que «le seul cadre que l’Espagne puisse défendre est celui de la légalité internationale soutenant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination».
Pour sa part, le Sénat espagnol  a voté, le 27 avril dernier, une motion rejetant le changement radical de la position du gouvernement espagnol sur la question du Sahara occidental.139 membres ont voté pour ce texte  présenté par le Groupe confédéral de la gauche, pour demander à la plénière d’exprimer sa «désapprobation» face au changement «radical» de la position du gouvernement sur le conflit au Sahara occidental, occupé par le Maroc depuis 1975.
En outre, la chambre haute du Parlement espagnol  a voté en faveur du soutien aux résolutions des Nations unies et de sa mission pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental (Minurso).Enfin, le Sénat espagnol a rappelé que le gouvernement de Sanchez «a modifié unilatéralement sa position par rapport au conflit du Sahara occidental, en violation des résolutions des Nations unies et du droit international».