Sport et Ramadhan : La belle affaire !

Contrairement à certaines idées reçues, la pratique sportive est autrement plus suggérée, voire prescrite par des médecins durant le mois de Ramadhan. Ses vertus tant sur le plan physique que mental ne sont plus à démontrer. Des études et des séminaires ont traité de la question en concluant tous presque sur la nécessité de faire du mois sacré une opportunité pour les jeûneurs, du moins ceux jouissant d’aptitudes physiques nécessaires à la discipline. S’il n’est pas évident de convaincre les grandes masses sur les bienfaits d’activités en question, en ce mois de grosses fatigues, il est néanmoins indispensable d’en faire la promotion.

Les bienfaits du sport pour la santé ne sont plus à démontrer. «L’esprit sain dans un corps sain», dit-on. Mais, faut-il faire des exercices physiques ou sportifs pendant le Ramadhan ? Bien de passionnés du sport se sont déjà  posé la question. La réponse est oui. Mais pas de n’importe quelle façon au risque de se faire plus de mal que de bien ! Qui dit Ramadhan, dit jeûne. S’entraîner et participer à des compétitions cela semble difficile. Des spécialistes recommandent de pratiquer «un sport non exténuant, d’intensité modérée», comme la marche et les simples exercices d’entretien physique. Autrement dit, il faut éviter les activités nécessitant une forte dépense d’énergie. Ils préviennent qu’un «surentraînement engendre une fatigabilité» et l’apparition d’une sensation de faim ou de soif.
Médecin généraliste, Lyes Merabet estime que la pratique du sport durant le mois de carême est possible pour peu qu’on respecte certaines règles. Il conseille de consommer des repas équilibrés qui contiennent des sucres lents, de boire beaucoup d’eau entre l’iftar et le s’hour pour éviter la déshydratation. Il recommande, également, la consommation des protéines, comme les viandes et les poissons, et d’éviter les exercices de haute intensité. Sinon, «il est possible d’allier Ramadhan et activités physiques sans souci», soutient-il. Il donne l’exemple des sportifs de haut niveau qui parviennent à gérer cette période sans courir le moindre risque. Le mois de Ramadhan s’invite souvent dans l’actualité sportive. Des fatwas autorisant les athlètes à ne pas jeûner sont édictées durant les compétitions de référence. Lors des jeux Olympiques de Londres 2012, étant en voyage, des athlètes musulmans furent autorisés à ne pas jeûner durant la compétition.
Dans le championnat national de football,  des matchs se déroulent en plein jeûne. Et tout se passe normalement. Il ne faut pas se dire que cela est décidé sur «un coup de tête». Les préparations étaient adaptées. Le Ramadhan fait partie de la vie des athlètes. Ces derniers   n’ont  jamais eu de problèmes de santé. Le sport a toujours été à l’honneur durant cette période à travers l’organisation des compétitions sportives. Des sportifs, qu’ils soient amateurs ou professionnels, continuent à pratiquer  normalement leur sport favori. Se mettre au sport en plein mois du Ramadhan est loin d’être, pour certains, une chose évidente. Pour d’autres, c’est la meilleure manière de passer le temps mais surtout maintenir la forme. «Le sport, c’est une très mauvaise idée : ça fait grossir quand on arrête !», dit-on.
Amokrane H.