Stand militaire à la FPA : Effervescence autour des produits industriels

Le ministère de la défense nationale a opté pour toute une aile à la Foire de la production algérienne (FPA) afin de démontrer l’apport de l’industrie militaire à l’économie nationale. Une industrie qui se distingue par sa diversité, mise à la disposition des entreprises publiques, privées et même des particuliers.

Le ministère de la défense nationale (MDN) a mobilisé tout une aile au pavillon central dans le cadre de la Foire de la production algérienne (FPA) qui se tient jusqu’au 25 décembre au palais des expositions (Safex). Plusieurs stands y sont alignés côte à côte et où est exposé tout le savoir-faire des différentes filiales, 28 au total, de la Direction des fabrications militaires, versées dans l’industrie. De grands espaces très animés qui ne manquent pas d’attirer l’attention des visiteurs. Ces derniers d’ailleurs sont étonnés de découvrir que l’industrie militaire ne se limite pas une contribution dans la fabrication des véhicules utilitaires et autres engins  multifonctions de marque Mercedes-Benz. Les entreprises privées notamment semblent très intéressées par les pièces détachées et de petites machines industrielles fabriquées localement et autres produits tels que les coffres-forts blindés. Les particuliers, quant à eux, ne manquent pas de jeter un coup d’œil au stand textile du pavillon militaire. Au stand de l’EPIC-BLC (la Base centrale Logistique) qui dépend de la Direction centrale du matériel, sont exposées différentes pièces détachées mécaniques ainsi que des coffres-forts de différentes dimensions. «Si nous participons à cette foire, c’est pour faire connaître aux citoyens nationaux nos capacités, énormes, dans l’industrie des pièces détachées et mécaniques. De même que dans la rénovation des moyens militaires et dans la réhabilitation des équipements stratégiques du groupe Sonatrach, Sonelgaz et l’Algérienne des eaux», explique le colonel Mohamed Fawzi Gherbi, directeur de l’unité de production à l’EPIC-BLC, précisant que les taux d’intégrations sont entre 40 et 45%. Il a confié, en outre, l’ambition de cette entreprise de se développer davantage par l’introduction notamment d’équipements numériques et hautement technologiques. «Grâce à  la numérisation, notre performance sera meilleure. One lésine sur aucun moyen pour avoir le meilleur en matière d’équipements», assure-t-il avant d’ajouter à l’intention des entreprises, publiques, privées et des particuliers, que les portes de la BLC leur sont ouvertes pour l’acquisition des pièces détachées. Il précisera pour les particuliers, que la seule condition qui leur sera imposée est l’acquisition d’un registre de commerce. «Les exportations vers l’Afrique font partie de nos projets. Nous pourrons d’ores et déjà exporter des coffres-forts si la demande est exprimée», affirme-t-il.
Vidéosurveillance : rapport qualité-prix
De l’affluence  également dans le stand de l’Établissement de Réalisation de Systèmes de Vidéosurveillance (ERSV). Les chefs d’entreprises sont en quête notamment des caméras de surveillance les plus innovantes et dont toute une gamme y est exposée dans ce stand. «Que le MDN détienne le monopole dans le matériel et systèmes de sécurité, cela garantit la qualité et la fiabilité des équipements. Ce secteur est d’actualité puisque toutes les entreprises publiques et privées sont en quête de ce type de matériel, tels que les vidéos de surveillance, de contrôle d’accès et d’équipements dis  d’intelligence, d’analyse vidéo, entre autres, et qui soient de haute performance», fait savoir le représentant de cet établissement, le capitaine  Abderaouf Boukhadra. En développant ce type d’équipements, signale-t-il, le MDN contribue à minimiser les coûts de ce matériel excessivement cher. De plus, la fourniture, la mise en service, la maintenance et la formation sont à 100% algériennes. Comme les équipes de l’ERSV sont à jour en matière de formation, elles n’ont pas besoin de faire appel à une expertise étrangère en cas de panne. «Grâce à notre unité de montages, ces équipements sont moins chers sur le marché, certifiés et sécurisés puisque toutes les pièces passent d’abord par nos services de contrôle. Les entreprises ont donc à leur disposition des équipements sûrs et à des prix abordables. Nous avons, par ailleurs, développé des détecteuses de faux billets au profit des institutions financières. C’est pour répondre à un besoin d’une part et lutter contre la contrefaçon, d’autre part», explique-t-il, relevant que l’établissement contribue, grâce au développement de plus en plus d’équipements de sécurité, à  absorber le chômage.
Batteries mécaniques : Bientôt une unité de production
L’EPI-BLC compte inaugurer prochainement une unité de production de batteries mécaniques au profit du parc roulant national touristique et industriel (voitures des particuliers, véhicules  utilitaires et engins industriels). «C’est pour conforter encore plus notre apport à l’économie industrielle et nationale et au profit des entreprises publiques et privées dans la pièce détachée mais aussi dans la réparation et la maintenance. On s’emploie à leur fournir les pièces qui ne sont pas disponibles sur le marché et qui sont habituellement  importées», soutient le colonel Gherbi, assurant que l’un de leurs objectifs principaux est de répondre aux besoins exprimés par l’ensemble des entreprises dans le secteur industriel.
Farida Belkhiri