Sujets et centres d’examen : Sous haute surveillance

Pour éviter toute tentative de fraude ou de fuite de sujets de l’épreuve du baccalauréat session 2022, et sécuriser les centres d’examen, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et le commandement de la gendarmerie nationale ont mobilisé des dizaines de milliers d’éléments pour mener à bien l’opération.

Le plan établi par la DGSN consiste à sécuriser les postes répartis à travers son secteur de compétence comme les centres d’examen au niveau national, les centres de correction, les centres de collecte et l’imprimerie. La présence sur le terrain des forces de police a pour objectif d’assurer l’escorte et la sécurisation du transport et de la distribution des sujets ainsi que le transfert des copies des réponses vers les centres de collecte à la fin de chaque épreuve.

Dans le même sillage, «les équipes présentes sur le terrain assureront la fluidité du trafic routier à travers les principaux axes et routes menant vers les établissements éducatifs et aux centres d’examen». A ce titre, la DGSN appelle les conducteurs à «éviter l’arrêt et le stationnement anarchique devant les centres d’examen pour ne pas obstruer le trafic routier».

De son côté, la gendarmerie nationale a procédé à la mise en place d’un plan spécial «axé principalement sur le déploiement de brigades fixes et mobiles et l’intensification des patrouilles de contrôle, renforcées par des unités aériennes de la GN, en vue de fluidifier la circulation, notamment au niveau des axes et routes menant vers les centres d’examen». Le plan prévoit également «une présence permanente des services de la GN dans le périmètre des centres de déroulement des examens, afin d’assurer aux candidats tranquillité et sérénité», a ajouté le communiqué. Il s’agit également de «sécuriser l’opération d’acheminement des sujets aux centres d’examen ainsi que l’opération de compostage et les centres de correction».

La fraude est répréhensible par la loi. En effet, quiconque participerait au délit de «publication des sujets et des réponses aux examens du baccalauréat à l’aide de moyens de communication à distance» est passible de peines de 15 ans de prison et 300.000 dinars d’amende.»

Pour rappel, durant l’examen de 2021, au moins 64 personnes avaient été condamnées à des peines de prison ferme pour fraude au baccalauréat. Les peines s’échelonnaient de six mois à trois ans d’emprisonnement et sont accompagnées de fortes amendes. Au total, 171 individus ont été poursuivis en justice, dont 73 placés en détention et 9 sous contrôle judiciaire. Ils ont été accusés de  délit de diffusion de sujets d’examen et de corrigés types du baccalauréat par le biais de moyens de communication à distance, à savoir les réseaux sociaux.

Mokhtar Benkeddada