Suspendus provisoirement par la FAF : Aïssaoui et Bahloul saisissent le TAS algérien

Visiblement, Mouldi Aissaoui et Amar Bahloul n’ont pas digéré leur mise à l’écart, quoique provisoire, du bureau fédéral de la Fédération algérienne de football (FAF).

Déterminés à aller loin dans cette affaire afin de se faire rétablir dans leur droit, les deux hommes viennent de saisir officiellement le Tribunal algérien du règlement des litiges sportifs (TARLS), plus connu sous le nom du TAS algérien, pour protester contre cette décision qu’ils qualifient «d’arbitraire». Ils ont motivé leur requête par le caractère non réglementaire de leur  suspension, car ordonnée par un  président «démissionnaire», allusion faite au patron de la FAF, Charaf-Edine Amara. On croit même savoir, d’après des proches du dossier, que la première séance inhérente à cette affaire est programmée pour le 23 mai prochain.
Par ailleurs, Charef Eddine Amara a convoqué  Aïssaoui et Bahloul, respectivement le 25 et le 26 mai, pour être auditionnés devant la commission fédérale de l’éthique,  dans le cadre de  la même  affaire. Pour rappel, la décision de suspendre le duo Aïssaoui-Bahloul et geler leurs activités au sein du BF a été prise le mois dernier par le président de la FAF, Charaf-Eddine Amara, en vertu des prérogatives qui lui sont conférées, notamment par l’article 39.2 des statuts de la Fédération. Ladite suspension provisoire a pour conséquence d’interdire toute déclaration sur une quelconque question concernant le fonctionnement et les décisions, passées ou à venir, de la FAF est motivée par un constat d’atteintes répétées à l’obligation de réserve imposée par les statuts de l’instance fédérale et pesant sur chacun des membres du BF. Cette décision est intervenue quelques jours seulement après qu’une partie des membres du bureau fédéral, dont MouldiAïssaoui et Amar Bahloul, eurent contesté le retour de Charaf-Edine Amara aux affaires de la FAF, lui qui avait pourtant annoncé sa démission le 31 mars dernier, entérinée par le procès-verbal de la réunion du BF.
D’ailleurs, certains n’ont pas hésité à qualifier lasuspension par le patron de la FAF d’Aïssaoui etBahloul, deux membres des plus influents parmi ses opposants, de représailles. En attendant, ces derniers jours, on assiste à une série de démissions au sein du bureau fédéral de la FAF, ces derniers jours. Ils sont, en effet, pas moins de 7 membres (Amar Bahloul, Yacine Benhamza, Djillali Touil, Rachid Oukali, Rachid Gasmi et Larbi Oumaâmar) si l’on ajoute Mouldi Aïssaoui, suspendu à titre conservatoire, à avoir renoncé à leur siège au sein de l’instance fédérale car ils tombaient sous les coups du décret ministériel interdisant le cumul de fonctions électives. Ces membres devaient faire le choix de rester au sein des ligues régionales qu’ils président, ou démissionner du BF. Désormais, il ne reste plus que quatre membres, soit moins que les 50% qui permettent au BF de continuer d’exercer. Il s’agit de Mohamed Maouche, Bachir Mansouri, Nassiba Laghouati et Hakim Medane. Avec la majorité de ses membres démissionnaires, cette structure exécutive de la Fédération algérienne de football est quasiment dissoute, conformément aux statuts. Par conséquent, le premier responsable de l’instance fédérale, Charaf-Eddine Amara, ne peut plus prendre de décisions, et c’est désormais son secrétaire général, Mounir Debichi, qui aura à gérer les affaires courantes de la Fédération en attendant la tenue de l’assemblée générale élective et l’élection d’un nouveau bureau et donc d’un nouveau président.
Mehdi F.