Syndicats : «Les examens se dérouleront dans de bonnes conditions»

Les examens de fin d’année se dérouleront dans de bonnes conditions. Le repli de la pandémie de la Covid-19, ces derniers mois, a fait qu’il y aura un allègement des restrictions sanitaires, ont estimé les syndicats de l’éducation.

«Les deux dernières années ont été dures pour les élèves et l’encadrement pédagogique. La période des examens a été marquée par la propagation fulgurante du coronavirus. Toutefois, le défi a été relevé en assurant aux élèves un climat serein et la garantie des moyens de protection contre la contamination», a estimé le secrétaire général du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), Zoubir Rouina.

A ce propos, le même responsable a affirmé que les candidats aux examens du Brevet d’enseignement moyen (BEM) et du baccalauréat session 2022 ont commencé à retirer leurs convocations (du 10 mai au 8 juin pour le BEM et du 10 mai au 16 juin) pour le baccalauréat.

 «Dans ce sens, des sites sont aménagés pour permettre aux élèves et leurs parents de télécharger les convocations. Jusque-là, les préparatifs vont bon train et les procédures sont facilitées grâce à la numérisation. Les parents ne sont pas obligés de se déplacer ou d’attendre dans des files interminables. L’espace parents dédié aux convocations existe sur la plateforme numérique du ministère», a ajouté le syndicaliste.

Concernant l’élaboration des sujets d’examen, il a indiqué que l’opération est en cours. Evoquant les erreurs intervenues dans les thèmes, le SG du CLA a insisté sur la rigueur et la fermeté dans le contrôle des contenus par la commission en charge de cette mission. «Ces erreurs se glissent dans les sujets quand les membres de la commission ne coordonnent entre eux. De fait, la répartition des tâches et le contrôle accru des thématiques sont deux éléments qui mettront un terme à ces défaillances. Il n’est pas convenable de commettre ces fautes, quelle que soit leur nature, dans un examen national et directement chapeauté par la tutelle outre les moyens colossaux mis à disposition», a fait remarquer Rouina.

Dans un autre registre, le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), Boualem Amoura, a affirmé que l’éducation nationale dispose de compétences reconnues en mesure de préparer les examens de fin d’année. «En pleine crise sanitaire, des efforts ont été consentis pour maintenir les examens malgré le risque encourus par les candidats et l’encadrement. La pandémie de la Covid-19 a été, durant deux ans, un sérieux problème qui a été surmonté. Cette année, la situation s’est améliorée. Les conditions seront meilleures s’il n’y a pas un regain de pandémie. Je suppose que la tutelle s’est préparée à faire face à d’éventuels changements», a soutenu Amoura. Selon lui, les candidats dans le sud du pays seront confrontés à la hausse des températures qui dépassent parfois 40° degrés. «Ce ne sont pas tous les établissements qui sont équipés de climatisation. De fait, il est impératif d’identifier ceux qui en sont dotés et en faire des centres d’examen et de correction. Il s’agit également d’assurer le transport et la restauration les jours d’examen», a-t-il suggéré. Dans ce sillage, il a proposé de faire payer aux élèves les frais d’inscription en plus des charges de restauration pour leur éviter les déplacements ou la sortie des centres à midi.

Karima Dehiles