Tam le Grand « Cas Particulier’’

L’Ecrivain et poète Abdelouahab Tamhachet ou ‘’Tam le Grand’’ comme préfèrent ses intimes l’appeler n’est pas un simple habitant d’El Eulma. C’est un phénomène étrange, qui se transforme en une rue principale dans n’importe quelle ville habitée. On le voit toujours bondé passants de poètes, romanciers, journalistes. C’est un homme qui porte en sa personne un grand nombre de cafés, restaurants et boutiques avec différentes façades.
Cet ancien pompiste à Naftal, un vrai self-made man,  Il a gravé son propre nom dans la mémoire des autres avec sa misère, son orphelinage, son labeur, ses dons, ses efforts et sa volonté filandreuse, car il n’est pas différent de Sisyphe. Il ne s’ennuie ni ne se fatigue jusqu’à ce qu’il atteigne son objectif.
Durant plus de trois décennies, ne cesse de créer la joie aux autres et de les pousser vers la brillance. Il poète et nouvelliste. ‘’Les décombres d’un homme’’ et ‘’ Cas particulier’’ qui vient d’être publié récemment par la maison d’édition ‘’El Watan El Youm’’ Le destin a souhaité d’un jour de 2016, qu’il rencontre, au sein de la délégation d’écrivains algériens, le président français François Hollande. Cet ‘’’homme aux pieds nus’’, si on emprunte le titre du roman de Hervé Budin, est l’architecte principal  des’’ journées littéraires’’ en Juin 1986 jusqu’à 2018.
Des grands noms de la littérature algérienne n’ont jamais raté le rendez-vous solennel des Journées littéraires de la ville d’El Eulma. Du feu Bakhti Benaouda, Tahar Ouattar, Amin Zaoui, Achour Fenni, Feu Youcef Sebti, Bouzid Harzellah ; Brahim Sahraoui, Adel Sayyad,  Mourad Boukerzaza, Djamel Foughali, Azzedine Mihoubi et d’autres comptés par des centaines.. Chaque année, Tous les yeux des hommes de lettres étaient braqués vers cette ville, marqué par le commerce, mais aussi par ‘’les journées littéraires’’,  pour participer à ce rendez- vous solennel et littéraire, qui permettait, aux hommes de lettres à une expression littéraire sans frontières.
Très influencé par la troupe libanaise Caracalla, en 2013 lors de son passage au festival de Djemila dans 9e édition à l’antique Cuicul (nord-est de Sétif), et par son travail d’opérette attirant, dans le monde fascinant du palais de Shahryar et une des histoires captivantes des Mille et une Nuit, avec son spectacle « Kan ya ma kan ». Joué au pied de l’arc de triomphe de Caracalla, avec 70 danseurs de la troupe, tout en élégance et en légèreté, présentant des tableaux colorés de chorégraphie, de danses et de chants accompagnés d’effets visuels magnifiques reflétant grâce à leur professionnalisme un nouveau spectacle mis en scène par Ivan Caracalla, illustrant avec son frère le Directeur de la troupe Abdelkrim Caracalla  l’identité et le patrimoine du monde arabe.
C’est pourquoi  qu’aux cours de la même année de 2013, il va créer  sa propre coopérative culturelle (Idées et arts) ‘’Afkar oua Founoun » », et continue son chemin avec le travail des opérettes telles que ‘’Repères- Maâlem », ‘’la pluie de la mémoire- Matar El Dhakira’’, ‘’Les hommes de la tente-Ness El Khaima’’, inspiré du roman d’Azeddine Mihoubi (Confidences de l’Askem). Ces trois œuvres ont été prises par la télévision algérienne.
Puis, ‘’El Ghadhiboun’’ (les Furieux), une autre opérette, qui met en lumière le moment et le lieu ‘‘révolutionnaires’’ qui avaient connu à El Eulma le déclenchement de la glorieuse guerre de libération nationale. Interprétée par 20 comédiens qui participent à un spectacle théâtral riche chant, musique et chorégraphie voulu à la hauteur de l’évènement célébrée, et aussi une autre opérette ‘’EchChahid’’, pour arriver à la pièce théâtrale ‘’Sassiaoua El Bahi’’, qui a fait la tournée à travers toute l’Algérie.
Son œuvre ‘’ Cas particulier- Hala Khassa ‘’, sortie récemment par les éditions (Dar El Watan El Youm, raconte son histoire, ses pleurs et ses souffrances et ses étapes de sa vie. Préfacé par l’ancien Ministre de la culture, Romancier et Poète Azeddine Mihoubi, qui est son ami et référencié à la dernière page par le Docteur Shama Darwich. C’est œuvre qui reflète Tam le Grand dans tous ses état.
S. Djerdi