Tipasa : Concurrence entre les hôteliers

L’été bat son plein à Tipasa où des vacanciers convergent, chaque jour, vers les 50 plages surveillées de la wilaya. L’hôtellerie connaît déjà une dynamique en attendant la haute saison. Qu’en est-il des prix ? A Bou Ismaïl, juste avant la sortie de la ville vers Tipasa, sur le grand boulevard, l’hôtel Essalem se prépare au grand rush d’été. «Notre hôtel dispose de 114 chambres, toutes formules confondues, dont 75 sont opérationnelles», annonce Fadhéla Radjoul, représentante de l’établissement. «Les 75 chambres disposent de toutes les commodités. Une partie est du côté mer et l’autre côté ville. En plus de la salle des fêtes et des conférences et de la cafétéria», précise-t-elle. S’agissant des tarifs, elle parle de surprise pour la clientèle. Il s’agit du maintien des tarifs très attractifs de l’hiver. Ainsi, pour une nuitée sans pension dans une chambre single, il faut débourser 6.000 DA, contre 7.000 pour une chambre double, 12.000 pour une suite double, et la suite triple est à 14.000 DA. Selon elle, à Bou Ismaïl, deux plages sont autorisées à la baignade.
Pour l’année prochaine, Radjoul voit les choses en grand. «Notre établissement se dotera entre autres d’une piscine et d’un spa», projette-t-elle. Non loin en allant vers Tipasa, à Aïn Tagouraït, Namymas, un hôtel pieds dans l’eau, semble mener une opération de charme envers les estivants, avec une formule que Nabil Kerrouzi, son directeur, estime imbattable et attractive. «L’emplacement de notre établissement est idyllique. Le restaurant a une vue panoramique sur la mer, l’hôtel offre un cadre agréable pour les touristes», dit-il. «Pour l’été, nous avons concocté des formules de trois nuitées en demi-pension attractives», poursuit-il. Pour une chambre single en demi-pension, l’hôtel affiche 27.900 DA pour trois nuitées, contre 42.000 pour la même formule pour une chambre double. Pour trois nuitées en demi-pension en chambre triple, il faut débourser 48.000 DA et pour une suite triple, le tarif appliqué pour trois nuitées en demi-pension est de 66.000 DA. «Ce sont des tarifs très étudiés en dépit de la cherté des ingrédients de la restauration, des produits d’entretien ou de la literie», renchérit-il. Et de conclure : «Pendant la pandémie, l’activité hôtelière a été quasiment stagnante. Elle reprend progressivement, mais lentement. Le taux d’occupation de l’hôtel qui dispose de 28 chambres est de 30%.» Avant d’arriver au chef-lieu de wilaya, le complexe touristique le Village (ex-CET), relevant de l’Entreprise de gestion touristique de Tipasa (EGTT), qui a rouvert ses portes l’année dernière, après des travaux de rénovation, de modernisation, d’extension et de la réhabilitation de nombre d’équipements de loisirs et de détente, affiche quasiment complet. L’engouement s’explique, selon l’un des locataires, par le cadre agréable qu’offre cette structure enserrée entre forêt et mer. «C’est un endroit magnifique qui n’a rien à envier à ceux que nous fréquentons à l’étranger», s’exclame-t-il. S’agissant des tarifs, ils varient entre 8.080 et 70.700 DA, selon diverses formules : nuitées sans pension, en demi-pension et en pension complète. On peut séjourner dans un bungalow, des suites juniors, seniors ou dans une des 48 villas qui peut accueillir six
personnes.
 Amirouche Lebbal