Tipasa : Les masques de retour

La quatrième vague de la pandémie de la Covid-19 sévit à Tipasa, selon les professionnels de la santé.  L’augmentation des consultations à travers les hôpitaux de la wilaya est remarquable.

Le port du masque de protection et l’application du protocole sanitaire dans les commerces sont progressivement de retour. La tendance s’est inversée puisqu’on voit de moins en moins de personnes sans masque de protection. L’établissement de proximité de santé publique (EPSP) du chef-lieu de wilaya accueille quotidiennement de nombreux patients souffrant de symptômes de la Covid-19. Dans les couloirs, à l’extérieur, des citoyens «masqués» tentent, tant bien que mal, de laisser entre eux une distance de sécurité, comme l’exige le protocole sanitaire. Les discussions se limitent à des demandes de renseignements. On évite de se lancer dans d’interminables palabres. «Lorsqu’on parle, le virus circule davantage. La moindre des choses est de rester silencieux, car la majorité des patients craignent d’avoir chopé le virus», confie un malade. Dans leurs incessants va-et-vient, les infirmières pressent le pas. «Face à cette affluence, nous sommes tenues de travailler plus pour que tout le monde soit pris en charge», dit une infirmière, qui veille à ce qu’aucun patient n’enlève son masque. Ces derniers jours, le nombre de postes de consultation a plus que triplé, passant de8 à 26. «Le nombre de consultations a augmenté. Pour y faire face, nous avons mobilisé 18 nouveaux points de consultation», indique Mohamed Bourahla, directeur de la santé et de la population. «Le même effort a été accompli en direction des enfants atteints ou suspectés d’avoir la Covid-19. Nous comptons cinq services dédiés à la prise en charge des enfants covidés au lieu de deux.» Selon le même responsable, la vague est plus ou moins différente de la précédente. «Au contraire de la troisième vague, nous enregistrons jusqu’à 300 consultations par jour. La majorité des citoyens souffrent seulement d’une forme bénigne de la maladie», explique-t-il. Pour autant, Bourahla insiste sur le fait que ses équipes se tiennent déjà prêtes, quelle que soit l’évolution de la quatrième vague, d’autant que le pic n’est pas encore atteint. «Tous les moyens logistiques ou humains sont réunis pour faire face à l’affluence dans nos unités covid. Aucun problème ni pression sur l’oxygène, instruments, tests PCR ou médicament ne sont à déplorer», rassure-t-il. Et de renchérir : «S’agissant  du taux d’occupation des lits mobilisés, elle est de 37% et dès qu’on arrive à 67%, nous allons mobiliser d’autres espaces. Idem pour la réanimation dont les 54 lits sont occupés à 43%. En ce qui concerne la réanimation, nous n’avons enregistré aucun cas d’admis nécessitant une ventilation invasive.»
Amirouche Lebbal