Tipasa : Retour sur une année de crise sanitaire

A l’instar de plusieurs wilayas, Tipasa a été rudement touchée par la pandémie du nouveau coronavirus en 2021. Après la forte décrue de la deuxième vague, constatée en début de l’année, la troisième vague survenue dès le début de la saison estivale a replongé la wilaya dans une crise sanitaire avant l’augmentation sensible du nombre de contaminations.

Au contraire de la deuxième vague, le recours à l’oxygénothérapie s’est intensifié pour sauver les vies des malades car les formes graves de la Covid-19 touchent autant les sujets vulnérables que les personnes en bonne santé. La pression sur les unités Covid et les services de réanimation a atteint son paroxysme.
Quand bien même les services de la santé ont pu mobiliser plus de 800 lits à travers des EPH de la wilaya et augmenter la capacité des services de réanimation, l’armée blanche a trouvé des difficultés à prendre en charge à temps le nombre très important des malades, dont une bonne partie souffrait d’insuffisance respiratoire. Comme partout ailleurs, des familles de malades se sont lancées dans une quête effrénée pour se procurer un respirateur ou une bouteille d’oxygène, dont le prix a explosé sous l’effet de la spéculation. 2021 a été également marquée par la détection, pour la première fois en Algérie, des premiers cas du variant Delta à Tipasa.
L’Institut Pasteur d’Algérie a fait état dans un communiqué, le3 mai dernier, de recensement de six cas du variant indien (B.1.617) dans la wilaya. «Le variant détecté à Tipasa, pour reprendre l’information émise par l’Institut Pasteur, de sous-type 2, comporte des différences par rapport au mutant hybride circulant actuellement en Inde», précisa à l’époque le Professeur Abderrezak Bouamra, chef du service épidémiologie et de la médecine préventive à l’hôpital Tagzaït-Abdelkader de Tipasa, qui a codirigé l’enquête épidémiologique dans le foyer où s’étaient déclarés les six cas.
L’autre événement  phare est l’inoculation de la première dose de vaccin anti-Covid Spoutnik V. Ce premier acte de vaccination, le 1er février à 11h47au niveau de l’hôpital de la ville du chef-lieu de wilaya. Depuis, on recense plus de 200 points de vaccination et un taux de vaccination de plus de 41% parmi la population ciblée. L’objectif des services de la santé est de parvenir à faire vacciner la majorité de la population locale, notamment parmi la frange juvénile.
Amirouche Lebbal