Tissemsilt : Une nature, des atouts

 

La wilaya ne veut pas d’un développement anarchique. Elle tient à garder, à tout prix, loin du bétonnage, ce qu’elle a de plus précieux: ses forêts et ses sources thermales. Tissemsilta beaucoup d’atouts à faire valoir. Laforêt d’Aïn Antar est, à elle seule, un écrin de verdure. Que dire alors du parc national des cèdres de Theniet El-Had, un système écologique par excellence. Pour les responsables locaux des forêts, il est primordial de sauvegarder ces espaces très fréquentés par les familles. Comment ? Par l’écotourisme, la chasse dans le cadre de l’économie forestière et la valorisation des produits du terroir et artisanaux.

 

La wilaya de Tissemsilt a connu des mutations profondes qui l’ont complètement transformée. De simple bourgade à un pôle de développement d’envergure, elle occupe une place de choix sur l’échiquier national. Cette région regorge de lieux magnifiques. De sites saisissants et époustouflants. Des paysages très variés, parfois semblables à un fjord. Un enchantement et une échappée belle.
Il est des haltes à l’image du célèbre parc national des cèdres de Theniet El Had,  créé dans le but de sauvegarder les qualités exceptionnelles de la nature, en conciliant la protection intégrale de la flore, de la faune et des beautés naturelles et leur utilisation pour des objectifs éducatifs, récréatifs et scientifiques. Le principe consiste à mettre en place tous les moyens matériels et humains pour assurer la pérennité de ces ressources naturelles et les léguer aux générations futures. Cette mission de protection conduit le parc à développer une politique d’information, d’animation et de découverte et mettre à la disposition du public les richesses ainsi préservées. Autre lieu qui vaut le détour, une destination très prisée des amoureux de la nature, été comme hiver et dont les visiteurs raffolent : la forêt Aïn Antar dans la commune de Boucaïd.
Autre atout majeur de la région, la station thermale de Sidi Slimane, les sources thermales de la commune de Sidi Slimane, située à 66 km du chef-lieu de la wilaya de Tissemsilt, constituent l’un des sites naturels les plus visités par les curistes venant de diverses régions du pays. Les sources thermales de Sidi Slimane, jaillissent des profondeurs de la chaîne montagneuse de l’Ouarsenis. Les habitants et familles de Tissemsilt profitent des bons plans et occasions proposés à Family shop. Aussi, d’autres secteurs sont mis en exergue tels l’éducation, l’histoire, le tourisme, la Protection civile, la santé et l’environnement avec, notamment, une première expérience en Algérie, sur la formation de gestion des déchets, assurée par des cadres nationaux. Dans ce reportage, cette wilaya aux grands atouts qui émerveille aussi par ses paysages naturels à couper le souffle, est une wilaya à l’écoute de sa population, confie un septuagénaire. Un autre citoyen d’une commune reculée affirme que des associations récemment créées activent dans la prise en charge des préoccupations liées au développement local.
«C’est une bonne nouvelle, espérant qu’elle va aboutir à de bons résultats.» Ce citoyen dévoile que le secrétaire général de cette association leur a promis de soumettre et transmettre les doléances aux responsables concernés. Ahmed semble admirablement étonné par cette nouvelle façon de communiquer avec la société. Ahmed remercie les autorités locales pour leurs efforts, particulièrement l’ouverture de pistes, la réalisation de routes, le raccordement à l’eau, à l’électricité, au gaz et à l’éclairage public. Il émet le souhait de bénéficier d’un logement social, étant donné que son domicile est vétuste et est classé orange.
Samira Sidhoum
 
Carnet de bord : En VTC, Tissemsilt est cher parcourue !
Voyager en VTC. Une expérience unique et confortable. C’est un moyen de transport de personnes, mis à disposition uniquement sur réservation, avec un conducteur professionnel, obligatoirement. De par sa définition, un VTC, c’est une voiture de transport avec chauffeur.
La commande du VTC est faite le jour même. Le départ est matinal. L’attente est supportable, à savoir quinze minutes. Le choix de la destination : Tissemsilt. La durée du trajet est de 3h15 minutes, pour un tarif de 7.556 DA. D’emblée, c’est un moyen de transport agréable et procure des avantages au client, comme voyager seul, être à l’heure, profiter du confort du véhicule et le professionnalisme du chauffeur. Ce dernier est souvent peu bavard, respectueux, et surtout soucieux du confort du client. Il faut dire que ce genre de transport est devenu prisé ces derniers temps par les jeunes, notamment les filles. Si ces dernières optent pour les VTC, c’est surtout pour les prestations offertes. Seul, en famille ou entre amis, ce système reste fascinant mais cher pour les longs trajets, regrette un usager, habitué de la navette Alger-Tébessa. C’est une fois par mois qu’Amine parcourt ce trajet dont le coût est fixé à 19.408 DA. Il confie qu’il a souvent des objets fragiles qu’il transporte  dans des cartons. Il se dit satisfait de ce système mais se plaint de la tarification. Cet usager de VTC formule quelques conseils pour mieux choisir un bon, lors du départ pour Tissemsilt. «D’abord, il faut comparer les tarifs des différents VTC. Ensuite, il faut vérifier les promotions distribuées, réserver à l’avance et voir les différentes catégories de véhicules proposées.»
Le voyage se déroule dans un climat serein et convivial. Le chauffeur s’inquiète s’il y a lieu de  s’arrêter et de faire un break. Situation sanitaire oblige, plusieurs arrêts sont envisagés dans des stations de service. C’est aussi l’occasion pour le chauffeur d’alimenter son véhicule en carburant. En reprenant la route, une armada de véhicules est à l’arrêt. Un accident de la route sur la RN 14, sur le  tronçon reliant Tissemsilt à Tiaret. Plusieurs personnes blessées sont affalées  sur le sol. Avant l’arrivée des éléments de la Protection civile, les citoyens sont à leur chevet. Selon ces derniers, cet accident s’est produit suite au renversement d’un véhicule touristique dans un cortège de mariage, faisant 7 blessés graves. Un moment de panique extrême. Mais, Dieu merci, aucun  décès n’est enregistré durant cette opération de secourisme. Le chemin se poursuit sous un climat doux. Avant d’arriver à la wilaya de Tissemsilt, une famille entière de Syrie est installée au bord de la route, brandissant des écrits sur sa situation précaire. La plupart des automobilistes prêtent attention à ces personnes, mais raressont les gens qui s’arrêtent. «Même si je voulais, je ne peux pas m’arrêter», dit le chauffeur de VTC. Après plusieurs centaines de kilomètres, voici la wilaya de Tissemsilt. À l’entrée, le visiteur peut lire sur un écriteau géant : «La ville de Tissemsilt vous souhaite la bienvenue».
S. S.
Forêt d’Ain Antar : Balade et cueillette de champignons  
La principale forêt de Boucaïd appelée Ain Antar est classée parc régional et constitue le principal site touristique de la région. Elle se situe dans le massif de l’Ouarsenis, dans la commune de Boucaid, l’altitude moyenne est de 1375 m. Tout près de la forêt se trouve le sommet de Sidi Abdelkader d’une altitude de 1983 m. D’une superficie de 502.9 ha, elle possède des potentialités hydrique et sylvestre composées de larges massifs de cèdre et de chêne.  Sa riche biodiversité ne sont plus à démontrer, permettant un excellent endroit d’écotourisme.
D’ailleurs, cette magnifique forêt est régulièrement prise d’assaut par des familles, surtout après que leurs enfants  ont fini les épreuves des examens. Pour eux, c’est le moment propice pour faire un break. «Avec les examens scolaires, on a aussi composé avec nos enfants. On a vécu le même stress », témoigne Mourad, père de deux filles Narimane et Souha, âgées de huit ans.
 «Cette sortie tombe à pic. Le cadre s’y prête pour pique-niquer», raconte une femme au foyer accompagnée de sa petite famille. D’autres, comme Ourida opte pour la cueillette des champignons. Ourida est connaisseuse. Elle maîtrise parfaitement les différentes sortes tels que l’agaric champêtre, la chanterelle en entonnoir, le bolet amer, le polypore soufré, la trémelle gélatineuse, l’amanite fauve, le clitocybe à pied en massue, la lépiote pudique et la pezize étoilée. Autodidacte de son état, Ourida est une habituée de cette forêt. Elle y vient presque chaque mois pour la cueillette. Une autre visiteuse de cette forêt effectue un autre genre de cueillettes, celle des plantes. Hamida est propriétaire d’une pépinière, qu’elle a lancé dernièrement. Dans son panier, on trouve différentes plantes grasses, du laurier, du romarin, de la sauge, du mimosa. Hamida collecte aussi des plantes médicinales et aromatiques : romarin,  lavande,  thym, et eucalyptus.
S. S.
 
Sorties en forêt : El Meddad, ce poumon vert
Le parc national des cèdres de Theniet El-Had (50 km au nord de la ville de Tissemsilt),ou encore la forêt El Meddad, accueille régulièrement des promeneurs en quête de découvertes et de quiétude. Créé dans les années quatre-vingt, ce parc renferme une concentration de cèdre.
À peine arrivé sur le site, les fragrances des différentes essences végétales titillent les narines. Ces espèces se mêlent et se confondent dans ce tableau sensoriel. Même si on n’est plus en hiver, le port de vêtements chauds est très important et recommandé pour cette randonnée pédestre en compagnie des forestiers activant dans ce parc. Un site à vous couper le souffle. Le nez en l’air vers les cimes. La bonne idée est d’y venir en famille autour d’un pique-nique, en se fixant comme objectif l’admiration depuis le plus haut point du parc d’une vue imprenable sur la région. Après une heure de marche, on marque une halte sous les cèdres et leurs ondes apaisantes. Il faut dire que c’est une partie de plaisir. L’itinéraire balisé facilite le déplacement. Sur les sentiers ombragés, les visiteurs immortalisent le moment notamment sur le site et les cabanes «maison» se trouvant en bord de chemin.
En ce jour, les visiteurs sont peu nombreux, en raison des examens scolaires et de la tempête de sable, avance un forestier. La plupart des sont venus en groupe. Des circuits organisés par des agences de voyages. «J’ai sollicité une agence de voyages, après avoir découvert une annonce sur Facebook. J’ai déboursé 3.500 DA pour passer une journée entière dans cette fabuleuse forêt que je découvre», confie une jeune dame venue seule. Un autre touriste a fait appel à une autre agence de voyages. Il a démarré à 7h de Birtouta, en payant la même somme, avec petit déjeuner, déjeuner, séance shooting et accompagnement d’un guide durant toute la journée.
Que vive le silence !
Djaouida, elle, n’est pas lève-tôt mais elle a dû faire une concession pour cette sortie, dit-elle. «Le site mérite le détour.» Fonctionnaire dans les assurances, elle admet être sous le charme de la forêt El Meddad. Elle avoue adorer se mettre au vert. Elle profite de cette occasion pour pouvoir flâner. Elle apprécie le feuillage dense, la quiétude «yahiasosta»(que vive le silence), lance-t-elle. En amoureux de la nature qu’il est, le vice-président d’un comité de quartier à Alger, venu avec des amis, fait savoir que le cèdre est un arbre le moins inflammable et le moins combustible. Son bois est de grande qualité. Et, au-delà de ses intérêts écologiques, le cèdre était autrefois considéré  symbole de l’immortalité. Devant la demande accrue des citoyens, des agences de voyages saisissent l’occasion pour mieux encadrer ce déplacement :«Nous constatons une demande importante sur ce site, notamment durant le confinement.  Nous avons ainsi décidé d’organiser ce genre d’opérations en lançant d’abord l’initiative sur le net pour un sondage. À notre grande surprise, nous avons eu un bon retour», confie Khalil Soula, manager de l’agence de voyages Rihla. Un extra au programme est prévu par les agences de voyages. Il s’agit d’une initiation au paddle (sport de glisse). Le tarif est fixé à 4.500 DA par personne, et la moitié du prix pour un enfant. Cette tarification comprend le transport par bus, le petit déjeuner, le déjeuner ainsi que la présence de l’équipe d’encadrement, ajoute Khalil avant de poursuivre : «ce genre d’excursion nous permet de renflouer nos caisses surtout que nous avons presque chômé pendant deux ans à cause de la situation sanitaire.».
Solidarité
Pour le profil, on retrouve souvent des fonctionnaires des secteurs privé et public, des artistes, des youtubeurs, des familles et des couples. «C’est une bouffée d’oxygène, des retrouvailles sympas et c’est surtout pour rompre avec la monotonie», témoigne le youtubeur Djamil. De son côté, Zahira, jeune miniaturiste, adore l’idée de faire une randonnée en forêt. «Il n’y a pas mieux que de profiter de la vue époustouflante de cette forêt, réputée pour sa richesse en peuplement de cèdre séculaire.». Yanis est un habitué des lieux. Il raffole de ce genre d’opérations. Il confie qu’il s’y rend chaque année avec ses copains. Dans ce même parc, un gérant de l’agence de voyage Travel vient d’arriver accompagnant un groupe de jeunes. Autour de tables voisines, les deux groupes apprécient cette sortie. Pour le jeune couple Samra et Amine, la sortie en forêt permet de se réunir hors du domicile parental, eux qui habitent toujours chez la famille. «On voulait se retrouver en couple pour mieux apprécier ce mois de Ramadhan, car c’est notre première année de mariage»,  Par ailleurs, la solidarité n’est pas en reste. En effet, un groupe de jeunes, garçons et filles, installe une caisse afin de collecter des dons pour aider à fournir des denrées alimentaires aux personnes nécessiteuses. «Nous avons voulu faire d’une pierre, deux coups en participant à cette sortie et nous avons finalement réussi à collecter des dons pour les remettre aux personnes nécessiteuses.»
S. S.
 
Larbi Kechamli, conservateur des forêts de Tissemsilt : «Notre défi est d’encourager l’écotourisme»
Comment se présente la couverture forestière ?
La couverture forestière demeure sans doute l’élémentle plus remarquable du massif de l’Ouarsenis. La superficie forestière (forêts, maquis…) occupe au total 76 607,48 ha, ce qui correspond à un taux de 24%. Les principales essences qu’on trouve au niveau des massifs forestiers sont le pin d’Alep, le chêne vert, le cèdre, le chêne liège, le chêne zen, alors que le reste est constitué de maquis et de broussailles.
Quels sont les différents types d’aires protégées à Tissemsilt ?
C’est principalement le Parc national des cèdres de Theniet El Had créé en 1983 qui renferme des espèces faunistiques et floristiques géré par une direction autonome.
Quels sont les défis auxquels vous faites face ?
Les défis du secteur sont la création d’emploi en milieu rural, l’amélioration des conditions de vie de la population rurale, le désenclavement, la création de la richesse par la diversification des revenus, l’écotourisme, la valorisation de la filière liège, la chasse dans le cadre de l’économie forestière, la valorisation des produits du terroir et artisanaux et la mobilisation des ressources hydriques.
Quels sont les principaux changements intervenus ces dernières années dans la gestion des forêts à Tissemsilt ?
La relance de nouveaux programmes pour la protection du patrimoine forestier contre les incendies et les maladies.
La conservation bénéficie-t-elle d’aides financières ?
Dans le cadre de réalisation du programme d’aménagement des bassins versants de barrage de développement des zones de montagne et de lutte contre la dégradation des terres inscrit sur le Fonds national du programme national de développement rural (FNDR), la conservation a bénéficié de 6 opérations et d’une opération inscrites sur le Fonds national de développement rural .
Et qu’en est-il de l’emploi?
Dans le cadre de l’exécution du programme de développement rural, 174 emplois équivalents permanents ont été créés dont 5 bénéficiaires de la plantation fruitière.
 Propos recueillis par S. Sidhoum
Formation de gestion des déchets : Première  expérience en Algérie
Une quarantaine d’agents de collecte et nettoiement ont bénéficié, durant quatre jours ( 27 au 30 mars),  d’une formation de gestion des déchets ménagers et assimilés, à Tissemsilt, dans le cadre d’un projet de coopération algéro-allemande, indique, un formateur et chef de service technique à l’Epic CET Ain T’émouchent, Abderrahmane Ettani Midoun.
Cette formation vise à optimiser la qualité de l’opération de nettoiement et de collecte, ajoute ce responsable. À la fin de cette formation, les participants à cette formation bénéficient d’un manuel sur les techniques de la collecte, initié par le ministère de l’intérieur. Le cycle de formation a été enclenché au début de l’année dans le cadre du projet de coopération bilatéral intitulé « Gestion des déchets et économie circulaire », a expliqué Mme Chellal, directrice de l’EPIC CET Oran. Il s’agit d’un projet de coopération entre le ministère de l’environnement et des énergies renouvelables et de l’agence allemande de coopération GIZ.  Le CET de Hassi Bounif a été sélectionné comme site pilote, a précisé la même responsable. La formation, prévue au mois de septembre prochain, réunira des responsables des institutions publiques intervenant dans la gestion des déchets, notamment les gestionnaires de CET des différentes régions du pays, a-t-elle précisé. Dans le même sillage, sept autres groupes de responsables du même profil ont été formés, depuis le début de l’année en cours. La finalité du projet étant de faire un état des lieux des CET, d’identifier les manques et les problèmes et surtout proposer des solutions pour optimiser le fonctionnement de ces derniers, a-t-on ajouté. « Beaucoup de situations peuvent être améliorées », a souligné Mme Chellal, ajoutant que la valorisation des déchets consiste un volume important de ce projet.
S. S.
 
Station de Sidi Slimane : Au rendez-vous des thermalistes
La station thermale de Sidi Slimane, plus connue sous le nom de hammam Ouarsenis, est un endroit prisé par les familles. En quête d’évasion et de détente, elles viennent de Tissemsilt ou des wilayas limitrophes pour y passer quelques jours.
Depuis toujours, cette station attire les touristes, d’abord pour les services qu’elle offre, ensuite pour son emplacement. «C’est une tradition chez nous, nous organisons souvent des sorties dans cette station», témoigne une habituée accompagnée de sa maman et de ses deux sœurs. Une autre fait part de sa joie avec la levée des restrictions sanitaires. «Nous reprenons à vivre. Nous avions été privés de ce hammam pendant deux ans. Cette coupure a été difficile pour nous». D’autres, comme Nadia et Malika, confient être fidèles à cette station thermale qui figure sur la liste des premières découvertes de sources thermales en Algérie. En plus, ajoutent-elles, les eaux de cette station sont curatives, bénéfiques pour les maladies de la peau ou les rhumatismes.
S .S.
 
Najlaâ Benchinia, directrice du tourisme et de l’artisanat : «Le problème du financement bancaire est l’obstacle majeur»
Quels sont les obstacles qui entravent le développement du tourisme?
La stratégie de développement touristique adoptée dans la directive de développement touristique de l’état de Tissemsilt SDAT 2030 s’est articulée autour de la vision d’un cycle touristique en raison de la spécificité de la région et la réalisation d’URB-Blida de proposer cinq zones d’expansion touristique, comme suit : Le quartier de Sidi Ben Tamra dans la commune de Tissemsilt (46 hectares) ; la zone complexe Defla dans la commune de Sidi Slimane (20 ha) ; la zone d’Aïn Al Sharqa dans la municipalité de Theniet Al Had (15 ha) ; la zone d’Al Maqtaâ dans la municipalité de Rajam (13 ha) ; la zone Umm Al Rous dans la commune de Borj El Amir Abdel Qader (20 ha). Il est à signaler que le dossier de ces zones a été déposé au niveau du ministère en 2017. Le seul dossier qui existe au niveau du secrétariat du gouvernement est le dossier de la zone Sidi Ben Tamra dans la commune de Tissemsilt sur une superficie de 46 ha. Les dossiers des autres régions ont été rejetés, parce que la nature juridique de la plupart d’entre eux, qui est considérée comme une propriété publique de l’État et qui est la nature juridique prédominante de la plupart des pôles, ne permet pas leur  changement. Par ailleurs, nos services dans le cadre du Fonds de garantie et de solidarité des collectivités locales -ont préparé des études de travaux de voirie et de réseaux différents pour trois sites touristiques au profit de chacune des communes : Theniet El Had, Boukaïd et Sidi Slimane. Il a été réalisé par l’Agence nationale de développement et d’attractivité du territoire. Cependant, l’obstacle majeur à la réalisation de ces études et au lancement des travaux de préparation est la nature juridique de ces sites, qui sont considérés comme propriété publique de l’Etat – propriétés forestières.
Y a-t-il des projets d’investissement privés ?
Il existe bel et bien des projets d’investissement privés. Le problème du financement bancaire et le manque d’implication des banques dans le financement des projets touristiques sont les obstacles majeurs à la concrétisation de la plupart d’entre eux, et c’est ce que nous avons vu à travers les investisseurs, Atish Muhammad, avec un projet hôtelier qui occupe une superficie de 5.650 m2 d’une capacité de 194 lits, qui offre 42 emplois potentiels, et Medawi Abdel Nour Club, avec un projet qui occupe une superficie d’environ 14 ha, d’une capacité de 388 lits, ce qui représente 495 emplois potentiels. Quant aux projets d’investissement public, on note l’absence d’équipements récréatifs à travers la wilaya, bien que nos services aient achevé une étude de réalisation des travaux d’aménagement et de préparation du site du barrage de Kudiyah Al Rasfa dans la commune de Beni Shuaïb. Le secteur a ensuite bénéficié d’un suivi et d’une finalisation de ce processus pour un coût de 50.000.000,00 DA, mais le processus a été gelé plus tard, en 2016. Ce après quoi, nos services ont déposé une demande de levée de gel sur ce processus avec les services opérationnels du gouvernement en 2021. En complément du processus, des travaux de préparation et de réhabilitation de la zone d’expansion touristique Sidi Ben Tamra dans la commune de Tissemsilt, qui devront être lancés dès l’achèvement de l’étude sur le schéma de préparation touristique de cette zone,. Une demande a également été faite pour enregistrer de nouvelles opérations pour l’année 2022 Il s’agit d’étudier et préparer un itinéraire touristique et écologique qui touche les communes de Bordj El Amir Abdelkader, Theniet El Had, Sidi Boutouchent, Beni Chouaïb, Sidi Slimane et Boukaïd.  Il y a aussi l’exploitation du hammam traditionnel, hammam Al Baraka, dans la commune de Sidi Slimane. La nouvelle vision du ministère travaille sur la valorisation des bains anciens. Et accompagné par l’Agence nationale de développement touristique. En outre, une étude de terrain a été menée sur les mécanismes de valorisation des anciens bains, hammam Al Baraka, et les variables et leur estimation financière ont été préparées et sont en attente d’une réunion pour valider la variante la plus appropriée.
Et qu’en est-il du parc national de Theniet El Had ?
Ce parc est une destination touristique par excellence, quasi nationale. Mais en l’absence d’aménagements et de parcours spécifiques pour les visiteurs, la fréquentation des touristes s’y fait presque au hasard. Les boutiques de bois ont été implantées par la commune. Elles sont destinées à  fournir des services décents aux visiteurs de cet espace. Mis travail elles n’ont pas encore été exploitées malgré leur achèvement, il y a près de quatre ans, car elles ont été réalisées sur une une propriété forestière de l’Etat.
Entretien réalisé par Samira Sidhoum