Tizi-Ouzou : Le jeu des alliances commence

En dehors de celles où une seule liste était présente, la plupart des communes ne devraient connaître leur premier responsable qu’à l’issue de longues et éprouvantes tractations entre les candidats élus.

Cela pourrait même aboutir à des blocages pour des questions d’ego. Il reste que pour bon nombre d’observateurs, les enjeux et les intérêts sont si importants que l’on risque de voir des promesses et engagements signés par les uns et les autres  pour arriver à asseoir une majorité souvent relative.
Ces élections auront révélé aussi les limites de la loi électorale. Pratiquement au sein de toutes les assemblées, la gent féminine ne sera pas présente. «Pourquoi le législateur n’a pas reconduit la parité hommes-femmes au sein des assemblées ?», s’interroge-t-on çà et là.
S’agissant de l’APW, l’alliance FFS-FLN et RND sera  probablement, voire sûrement à nouveau reconduite comme en  2012 et 2017. Le FFS avec 15 sièges doit compter sur le FLN (5 sièges) et le RND (4) pour obtenir une majorité relative qui ferait de son candidat le président de l’assemblée. Le plus vieux parti «d’opposition» ne cesse de proclamer et réclamer la prévalence du politique car derrière chaque liste indépendante se cache un parti politique du fait de son parrainage et de la composante souvent une dissidence conjoncturelle.
Les listes indépendantes ont obtenu 9 sièges pour «Assirem»,   et «Tagmats» et «Thighri Bugdud» 7 sièges chacune.
En attendant la proclamation définitive des résultats par la Cour  constitutionnelle, les spéculations vont bon train.
Rachid Hammoutène