Tizi-Ouzou : Les soignants tirent la sonnette d’alarme

Devant la résurgence du coronavirus qui ne cesse de faire des victimes, les appels au respect des mesures de prévention se multiplient. Les soignants ne cessent de tirer la sonnette d’alarme devant l’afflux des malades dans les hôpitaux de la wilaya de Tizi-Ouzou qui arrivent à saturation.

Selon les services de la direction de la santé, le nombre de malades hospitalisés a atteint, ce mardi, 373 cas, dont 170 confirmés à la PCR.128 cas sont enregistrés au CHU de Tizi-Ouzou. Dans les hôpitaux périphériques, on signale 68 cas à Azazga, 55 à Tigzirt, 43 à Azeffoun et le reste réparti à travers cinq autres structures sanitaires.
Ce qui inquiète le plus les responsables locaux de la santé est le nombre de cas en réanimation qui est de 24 dont 5 en situation de détresse complète pour être intubés. Quant au nombre de morts, les mêmes services refusent d’avancer un quelconque chiffre. Toutefois, dans la ville de Tizi-Ouzou, il ne se passe pas un jour sans que l’on assiste à une moyenne d’un, deux parfois même trois enterrements au cimetière de M’douha, comme ce fut le cas dimanche dernier.
En somme, l’heure est grave. D’ailleurs, cette situation a poussé la direction du CHU de Tizi-Ouzou à ouvrir d’autres services pour accueillir les nouveaux infectés par le coronavirus. «Les services d’hospitalisation des maladies infectieuses, de pneumologie et de médecine interne affichent désormais complet. Ce qui a contraint à la réouverture pour la troisième fois, depuis l’apparition du virus, des services endocrinologie-diabétologie de Belloua, et urologie de l’unité Nedir désormais réquisitionnés pour la Covid-19, pour assurer de nouveaux lits d’hospitalisation voués à la pandémie», lit-on dans un communiqué qu’elle a rendu public. «La direction du CHU, qui a déjà mis en branle son plan spécial, prévoit le recours à d’autres réouvertures d’autres services pour contenir l’afflux des malades de cette 4e vague que seule une reprise de conscience de chacun pourra atténuer», peut-on y lire. Et de lancer un appel, pour ne pas dire un SOS, aux citoyens pour «le respect strict des mesures barrières et le recours au vaccin qui permettront de décliner les contaminations et prémunir contre les formes graves de la maladie».
Au sujet de la vaccination, les services de la santé ne comprennent pas la réticence de la population, alors que le vaccin est disponible. En fait, il s’agit de la conséquence d’un langage tenu par de nombreux praticiens et paramédicaux qui refusent, pour ne pas dire réfutent,  carrément la vaccination. «Comment voulez-vous que je crois à la vaccination lorsque des médecins et des infirmiers refusent de se faire vacciner ?», entend-on çà et là dans la rue.
Les responsables de la santé doivent sévir et d’imposer un pass vaccinal à tout leurs personnels.
Rachid Hammoutène