Tour chez des fleuristes à Alger : Engouement pour les roses

Depuis la fin du confinement, des fleuristes rencontrés à Alger ne cachent pas qu’ils font de bonnes recettes.

Akli Halilali est fleuriste depuis quinze ans à Alger-centre. «La pandémie a impacté notre activité car les fleurs que nous vendons sont importées», dit-il. A l’en croire, la filière horticole était déjà en déclin et la production de fleurs coupées affichait un déficit élevé.
Akli explique qu’en plus de la production nationale, l’Algérie importe des fleurs coupées de Hollande qui domine le marché mondial. De nos jours, a-t-il précisé, les coûts de production sont assez élevés. «Du coup, lâche-t-il, les producteurs se sont tournés vers d’autres cultures».
Aujourd’hui, les fleuristes soulignent que l’après-confinement est une bouffée d’oxygène. «L’activité ne décolle pas vraiment mais il y aune nette amélioration des ventes des fleurs surtout les roses rouges», témoigne Saïd Gemgah, fleuriste installé à quelques pas de la résidence «Les Sapins», à Chéraga.
Chez Moussa, fleuriste à El Achour, malgré une impressionnante mosaïque florale, « les clients choisissent surtout les roses notamment la rouge, qui représente l’amour passion »,  lance-t-il.
Femmes et fleurs
Selon Moussa, les fleurs sont disponibles durant toute l’année particulièrement durant la fête du 8 mars où elles sont vendues en grandes quantités. «Le 8 mars, c’est sacré !Nos ventes doublent car  beaucoup de femmes profitent de la  journée pour acheter des plantes et des roses et de nombreux époux et enfants leur offrent des roses», raconte-t-il.
Une jeune dame fait savoir qu’elle ne peut sortir sans faire un saut chez le fleuriste. «C’est une tradition. J’aime saluer le fleuriste du coin et  contempler les fleurs et plantes exposées». «Les fleurs nous ont manquées durant le confinement mais nous voici revenus à nos habitudes avec l’amélioration de la situation sanitaire», renchérit-elle Une dame d’un âge avancé semble admirer la diversité des fleurs et plantes exposées. Elle s’offre une rose rouge à l’occasion de son anniversaire. Elle aurait préféré une orchidée mais celle-ci n’était pas disponible.
S’agissant des prix, plusieurs clients estiment que ceux des roses sont inabordables. Un bouton de rose rouge coûte 200 DA et un bouquet orné de dix roses est cédé à 2000 DA. «C’est excessif», regrette une cliente. Le gérant du «Coin fleuri» lui explique aussitôt que les roses aux couleurs vives et intenses sont importées de plusieurs pays dont la Hollande. «Si le prix est élevé, c’est à cause des frais de transport et de conservation dans des conditions particulières», assène-t-il
Samira Sidhoum