Transition énergétique : Vert l’éclairage

La transition énergétique est un choix stratégique prôné par les plus hautes autorités du pays, à travers un programme national de développement des énergies renouvelables. Cette option devra permettre à l’Algérie de se libérer progressivement de la «dépendance» vis-à-vis des hydrocarbures et de voir l’émergence d’une énergie verte fondée sur la valorisation des ressources d’énergie durables et inépuisables.

Il est question de mettre en place un programme de développement des énergies renouvelables d’une capacité de 15.000 mégawatts (MW) à l’horizon 2035, dont 4.000 d’ici trois ans. C’est du moins ce qui est énoncé dans le plan d’action du gouvernement qui précise, à ce propos, que «la réalisation de ces capacités permettra non seulement d’économiser près de 240 milliards de mètres cubes de gaz naturel», mais aussi l’éviction de l’émission de «200 millions de tonnes de gaz carbonique».
La réalisation de cette capacité aura tout autant un impact sur le plan économique, à travers la création d’un tissu de petites et moyennes entreprises dans l’ensemble des métiers et services gravitant autour des énergies renouvelables. Ce levier permettra aussi la  création d’emplois et l’émergence de nouveaux métiers qui vont booster et favoriser le développement local. Concrètement parlant, la priorité du gouvernement consiste en «l’hybridation de la production de l’électricité de source conventionnelle au niveau du sud du pays par la production photovoltaïque». La réglementation d’encouragement de la production d’électricité à partir de sources renouvelables devrait, à cet égard, bénéficier d’une réactualisation et d’une véritable mise à niveau dans l’objectif d’«intégrer des mécanismes adaptés à l’autoproduction par les résidentiels», peut-on lire dans le programme du gouvernement.
Dans le document, il est fait état de la mise en œuvre par le gouvernement d’une «politique d’efficacité énergétique», au travers de «mesures fortes» pour permettra à terme de «réduire drastiquement le gaspillage et de préserver les ressources énergétiques du pays». Dans les faits, cela devrait se traduire par un encouragement dans les différents secteurs d’activité de «la généralisation des procédés d’isolation thermique dans les nouvelles constructions, la mise en place d’un programme national pour la conversion des véhicules au GPLc et le développement du GNC pour les véhicules de transport collectif». Mais pas seulement, puisqu’il s’agit tout autant d’intégrer ce procédé dans «l’équipement du réseau d’éclairage public et des administrations publiques avec des dispositifs à basse consommation ainsi que la mise en place d’un cadre réglementaire prohibant l’importation et la production d’équipements énergivores».
Dans le même ordre d’idées, les pouvoirs publics  ambitionnent de favoriser l’investissement dans ce projet au travers de «l’élargissement du dispositif incitatif à l’investissement aux filières permettant la localisation de l’activité de production d’équipements et de composants dédiés à l’efficacité énergétique».
Fatma-Zohra Hakem