UE/entité Sioniste : De hauts fonctionnaires de la Commission européenne espionnés

De hauts fonctionnaires de la Commission européenne ont été piratés l’année dernière par un logiciel d’espionnage conçu par la société de cybersurveillance NSO de l’entité sioniste, a rapporté, lundi dernier, l’agence de presse Reuters, citant deux responsables européens.

«La Commission a pris connaissance de ce ciblage après qu’Apple a envoyé des messages à des milliers d’utilisateurs d’iPhone en novembre, leur indiquant qu’ils étaient ciblés par des attaquants parrainés par l’Etat», ont déclaré les deux fonctionnaires européens. «C’était la première fois qu’Apple envoyait une alerte massive de ce genre. Ces avertissements ont immédiatement suscité l’inquiétude de la Commission», ont ajouté les deux sources.
Selon des chercheurs en sécurité, cités par le même média, les destinataires des avertissements ont été ciblés entre février et septembre 2021 par Forced Entry, un logiciel utilisé par la société sioniste NSO Group, qui permet aux agences d’espionnage étrangères de contrôler des iPhones à distance.
Reuters qui affirme, en outre, avoir consulté des documents à ce sujet, a relevé que «dans un courrier électronique daté du 26 novembre, un employé du support technique a mis en garde ses collègues pour les informer de l’existence d’outils de piratage israéliens et leur demander de rester  attentifs».
  Selon Reuters, «au moins quatre autres membres du personnel de la Commission dont le commissaire à la Justice, Didier Reynders, figurent également sur la liste des victimes».  Il est à noter que ces révélations interviennent au moment où le Parlement européen s’apprête à lancer une commission d’enquête sur l’utilisation de logiciels de surveillance dans les Etats membres européens  le 19 avril.
Interrogée par des médias, la Commission européenne s’est refusée à communiquer sur cet élément au motif qu’il relève de la sécurité de l’institution. «Des vérifications sont en cours», a déclaré un porte-parole. Il a rappelé que la Commission avait déjà fait évoluer ces derniers mois ses procédures pour éviter l’intrusion de logiciels malveillants ou espions dans les téléphones de ses fonctionnaires.
La Commission condamne ces pratiques si elles sont avérées, mais fait observer que les enquêtes et ces matières sécuritaires relèvent de la compétence des États membres. Le Parlement européen a toutefois mis sur pied dernièrement une commission d’enquête sur le scandale Pegasus.
Pour rappel, le groupe NSO a été pointé du doigt en juillet 2021 après des enquêtes publiées par un consortium de médias internationaux révélant que son logiciel Pegasus avait permis d’espionner les téléphones de journalistes, d’hommes politiques, de militants ou de chefs d’entreprises de différents  pays. Le logiciel Pegasus permet, une fois installé dans un téléphone mobile, d’espionner l’utilisateur de l’appareil, accédant à ses messageries, ses données, ou activant l’appareil à distance à des fins de captation de son ou d’image.