Ukraine : L’étau russe se resserre sur Severodonetsk et Lyssytchansk

La bataille pour le contrôle de Donbass fait rage dans l’est de l’Ukraine, où l’étau des forces russes se  resserre autour des villes clé de Severodonetsk, pilonnée sans relâche, et Lyssytchansk sa ville jumelle.

Dans un communiqué publié ce dimanche matin, le ministère russe de la Défense a assuré que l’armée russe a détruit «avec des missiles de haute précision de longue portée un important arsenal des forces armées ukrainiennes», dans la région de Dnipropetrovsk (sud-est).
Ces missiles ont également visé, au cours des dernières 24 heures, un système de défense antiaérienne ukrainien près de Mykolaïevka, dans la région de Donetsk, une station radar dans la région de Kharkiv et cinq dépôts de munitions notamment près de Severodonetsk, selon le même communiqué.
La situation à Lyssytchansk s’est «largement aggravée», a assuré, ce dimanche, sur Telegram, le gouverneur de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï. «Les Russes ont amené beaucoup de moyens pour prendre la ville d’assaut mais ne peuvent pas encore le faire», a assuré, pour sa part, le maire de  Severodonetsk, Olexander Stryuk.  Il a alerté sur l’aggravation de la situation sanitaire dans cette ville de  100.000 habitants avant le lancement de l’opération militaire russe en Ukraine, le 24 février dernier.
Le dirigeant de la République russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a revendiqué quant à lui samedi soir sur Telegram que «Severodonetsk est sous  notre contrôle total (…) La ville a été libérée».
Sur le plan diplomatique, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz ont demandé au président russe Vladimir Poutine – lors d’un entretien téléphonique – d’entamer des «négociations directes sérieuses» avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Poutine a assuré de son côté que la Russie restait «ouverte à une reprise du dialogue» avec Kiev pour régler le conflit armé, alors que les négociations de paix avec l’Ukraine sont au point mort depuis mars, selon le Kremlin.
  Alors que l’Ukraine, grande puissance agricole, ne peut plus exporter ses céréales en raison du blocage de ses ports, Vladimir Poutine a assuré, lors de sa conversation avec ses pairs français et allemands, que son pays était «prêt» à aider une exportation «sans entraves» des céréales de l’Ukraine.
«La Russie est prête à aider à trouver des options pour une exportation sans entraves des céréales, y compris des céréales ukrainiennes en provenance des ports situés sur la mer Noire», selon un communiqué du Kremlin.  Pour Poutine, les difficultés liées aux livraisons alimentaires ont été  provoquées par «une politique économique et financière erronée des pays occidentaux, ainsi que par les sanctions antirusses» imposées par ces pays.  Il a également jugé «dangereux de continuer à inonder l’Ukraine avec des armes occidentales», mettant en garde contre des risques de «déstabilisation ultérieure», selon le Kremlin.