Médéa : Voyage dans la capitale du Titteri

Médéa, cette ville bâtie en amphithéâtre sur un plateau incliné, est en fait une ville ancestrale. Une telle position stratégique a fait de Médéa une zone de transit principale et un trait d’union entre le Tel et le Sahara, d’une part, et entre les Hauts-Plateaux de I’Est et ceux de I’Ouest, d’autre part.

Capitale du Titteri, Médéa est une wilaya révolutionnaire. Située au cœur de l’Atlas tellien, elle est caractérisée par une altitude élevée et un relief mouvementé, de hautes plaines steppiques et une série de collines ondulées. Un paysage époustouflant et surprenant. Médéa peut s’enorgueillir d’une histoire millénaire et cela se ressent agréablement dans les nombreuses ruelles où l’architecture a été façonnée, au gré des séjours des multiples communautés qui se sont succédé dans la région. En effet, Médéa recèle un trésor patrimonial pluriculturel. Toutefois, les historiens et urbanistes tirent la sonnette d’alarme. Ils s’inquiètent du sort réservé à leur ville qu’ils disent menacée de disparition à cause de l’extension urbaine anarchique. En toute saison, selon Hadj Sadi, habitant et natif de Médéa, la ville rayonne par son histoire, notamment ses quatre monuments historiques, situés dans la ville de Médéa, dont l’aqueduc de Médéa, les minarets des Djamaa «Lahmar» et «El-Atik» et «Haouch El-Bey», parmi les derniers vestiges de l’époque romaine et ottomane qui ont échappé à l’usure du temps. Expert en patrimoine, Rachid Guechti, confie, justement, que ces sites ont été proposés à la commission nationale des biens culturels pour classement au patrimoine national. «Ce genre d’initiatives nous permettra de disposer d’un cadre juridique susceptible d’aider à préserver le patrimoine historique local et sa valorisation.»
Malgré un froid glacial et givrant, il fait néanmoins bon de flâner dans les ruelles tortueuses, avant de terminer la visite de ces quatre monuments historiques. Déambuler à Médéa fait l’effet d’un bond dans le temps, surtout lorsqu’on va à la rencontre de l’aqueduc de Médéa, des minarets des Djamaâ «Lahmar» et «El Atik» et «Haouch El-Bey». Pour admirer toute la beauté de ces sites, rendez-vous à Tibhirine, sans doute le plus haut et beau site avec vue imprenable. Séduisante par son histoire, la vieille ville côtoie merveilleusement la ville moderne. Ce qui vient encore rehausser la beauté de cette ville, ce sont les importantes sources thermales et les sites touristiques, notamment le monument de Dar El Amir, la forteresse de Boghar, les ruines romaines de Rapidum ou les sources thermales de Touanza, Chebika et Djerdani.
Série de projets en réhabilitation
Ainsi, une série de projets de préservation a été lancée, à partir de 2004, pour la sauvegarde des sites historiques, considérés comme les symboles de la ville et sa richesse culturelle et patrimoniale, situés à l’intérieur de l’ancien noyau urbain de la ville de Médéa, bâti sur les ruines d’une bourgade romaine. L’opération de sauvegarde, concrétisée grâce aux fonds débloqués par les pouvoirs publics, dans le cadre de la mise en valeur et la promotion du patrimoine local, a ciblé l’ancienne résidence de l’Emir Abdelkader, qui abrite, actuellement, le Musée régional des arts et des traditions populaires, le mausolée de Sidi-Sahraoui, l’un des saints patrons de la ville et le minaret de la mosquée «Cheikh-Lahmar», seul élément architectural de ce lieu de culte, construit vers le 16esiècle.
Dans la perspective de dynamiser continuellement le développement local de la région, les pouvoirs publics mettent régulièrement à disposition de la localité des enveloppes financières conséquentes destinées aux projets de développement.
De notre envoyée spéciale Samira Sidhoum
Agriculture : La sécheresse fait baisser sensiblement la production 
La sécheresse qu’a connue, ces deux dernières années, la wilaya de Médéa a provoqué une baisse significative de sa production agricole, regrette Leïla Salmi, chef de service de la régularisation de la production et d’appui technique à la DSA (direction des services agricoles). «Ces deux dernières années ont été pénalisantes pour le secteur de l’agriculture, notamment les cultures céréalières. Nous risquons des pertes de 100% à cause de la sécheresse. En temps normal, la wilaya de Médéa enregistre plus de deux millions de quintaux par an, alors que l’année passée, nous n’avons même pas atteint les 300.000 quintaux de céréales. Nous nous attendons au même scénario cette année.» Leïla Salmi affirme que le bilan de l’année écoulée de la production agricole a nettement baissé, sur l’ensemble des produits. «Même lorsqu’il y a un forage, cela reste insuffisant vu que les forages dans la wilaya de Médéa ont un débit très faible, ne dépassant pas 5 litres/seconde, alors que dans la région de Birine, à Djelfa, des forages atteignent les 50 litres/seconde. Notre agriculture est pluviale. Quand il y a une bonne pluviométrie, il y a automatiquement une bonne production et vice versa.»
Concernant la production de la pomme de terre, consommation ou semence, cette responsable fait savoir qu’avant les 600 quintaux à l’hectare étaient dépassés. Or, pour l’année précédente, cela n’a pas excédé les 250 quintaux à l’hectare. En somme, depuis ces deux dernières années, le secteur de l’agriculture est touché à 80% par la pénurie de l’eau. Cette même responsable, qui admet avoir soulevé à plusieurs reprises les préoccupations des agriculteurs, suggère de renforcer l’irrigation, la réalisation des forages et de faciliter l’octroi des autorisations de fonçage des forages aux agriculteurs. Elle préconise aussi de mener des études approfondies avant de procéder à  une opération de forage. Interrogée sur la situation des coteaux, elle explique qu’ils sont devenus anciens, dépassant les 45 ans. «Nous sommes arrivés au stade de l’arrachage, et ce, malgré le fait qu’ils soient exploitables. Cependant, leur production a diminué. Ce sont de vieilles plantations. Il n’y a pas eu de renouvellement parce qu’un hectare de viticulture est coûteux. Les agriculteurs préfèrent les cultures moins coûteuses que de renouveler un verger de viticulture.»
S. S.
 
Première opération pilote dans plusieurs communes : Médéa se met au pistachier 
Baptême de feu pour la wilaya de Médéa. En effet, une première opération pilote sur la culture de pistachier a été menée à travers de nombreuses communes de la wilaya de Médéa, dans le cadre du développement de l’arboriculture rustique au niveau des zones semi-arides, a-t-on appris auprès du responsable du développement des pratiques agricoles de la conservation locale des forêts, Fawzi Mekhtiche.
Cette expérience touche une superficie totale de douze hectares plantée dans des parcelles agricoles situées dans les communes de Guelb El-Kebir, Ouled Maâref, Souagui, Cheniguel, Azziz et Zoubiria, à la faveur de douze bénéficiaires. Cette opération vise, selon ce responsable, à encourager la culture du pistachier dans les zones semi-arides de l’Est et Sud-Ouest de la wilaya en espérant la généraliser à toute la wilaya et autres wilayas du pays, a-t-il ajouté. Les exploitants agricoles qui ont adhéré à cette opération pilote, supervisée par l’antenne locale de l’Institut national de recherche forestière (INRF), vont bénéficier, durant une période de deux années, d’un accompagnement technique, assuré par des cadres de cet organisme afin de  garantir la réussite des plantations. L’entrée en production de ces parcelles expérimentales devrait intervenir d’ici cinq ans, selon Fawzi Mekhtiche, assurant que l’expansion de cette culture à d’autres communes et exploitations agricoles se fera en fonction des résultats obtenus sur le terrain. Par ailleurs, Fawzi Mekhtiche fait savoir que cette culture du pistachier suscite un engouement particulier auprès des exploitants agricoles, surtout au vu du prix sur le marché de ce produit et à la forte demande.
Interrogé sur la culture du pistachier, ce responsable  explique que cet arbre est assez facile à cultiver si l’environnement lui convient. «Sans aucun doute, le pistachier a besoin de soleil. Il aime les expositions chaudes. Le pistachier apprécie les sols secs. C’est également un arbre qui supporte la sécheresse. Il faut en revanche que le sol soit bien drainé. Il supporte aussi les sols légèrement calcaires. Et bien que résistant à la sécheresse, le pistachier aura besoin d’être arrosé régulièrement pendant sa période de croissance. Sans eau, le pistachier produit moins de pistaches. Le reste de l’année, les arrosages sont moins fréquents.»
S .S.
 
Eau : Stress hydrique et programme d’urgence 
La wilaya de Médéa est l’une des wilayas les plus impactées par le manque d’eau à travers le territoire national, suite au stress hydrique qui sévit dans notre pays en raison de la réduction drastique des précipitations induite par le changement climatique. Situation vécue dans les régions ouest et centre du pays ces dernières années. Constat autour duquel s’exprime le directeur des ressources en eau de Médéa, Nacereddine Bechani.
Il déclare qu’une baisse importante est enregistrée au niveau des barrages, notamment le barrage Koudiat Acerdoune et le barrage Ghrib qui alimentent 43 communes dans la wilaya de Médéa. Il précise que le déficit n’était pas facilement gérable pour l’année 2021 surtout lors de la période estivale, la situation étant très difficile. Des mesures d’urgence ont été prises au début de la dernière saison estivale pour pallier ce déficit. Et ce, par la création d’une cellule de crise au niveau de la wilaya présidée par le wali et également par la constitution de cellules de proximité au niveau des daïras pour le suivi quotidien de la distribution de l’eau potable à chaque commune.
Outre la réalisation de plus de 40 forages dans différents programmes (PCD, BW, BC et FCCGL)pour la population des zones d’ombre à travers la wilaya. La mise en place d’un nouveau programme de distribution d’eau permet de rationaliser l’utilisation de la ressource en eau et la répartition équitable pour la population avec des fréquences journalières allant de 1/3 jours à 1/15 jours. Il y a également l’acquisition de 27 camions-citernes dans différents programmes pour les communes les plus impactées par le stress hydrique.
 Il est à noter qu’un programme d’urgence a été lancé à partir du programme sectoriel, à savoir la réalisation d’un forage et d’une adduction pour la commune de Tablat. «Ce projet a permis de mobiliser2.500 m3/jour pour renforcer la distribution dans les communes de Tablatet Mezghenna, qui permet la déconnection de ces communes au système de Koudiat Acerdoune», précise le directeur des ressources en eau. Il énonce aussi l’acquisition de 45 pompes de secours pour les anciens systèmes, la réhabilitation de 19 foragesà travers 18 communesde la wilaya : Guelb Kebir, Mihoub, Azizia, Mezghenna, Sidi Naâmane, Khams Douamaâ, Seraïa, Berrouaguia, Soighui, Ouled Daiyed, Seghouene, Moudjbeur, Tlat Douaer, Ksar El Boukhari, Médéa, Ouled Anter, Beni Slimane et Bouskene. Ce qui permet demobiliser 7.000 m3/jour.Par ailleurs, il fait savoir que la wilaya a réussi à réaliser 21 forages avec 6 forages au champ captant de Birine en mobilisant12.000 m3/jour pour la sécurisation des communes de la région sud de la wilaya : Ksar El Boukhari, Aïn Boucif, Chellalet El Adaoura, El Aouinet, Sidi Demed, Ouled Maâref, El Kaf Lakhdar, Aïn Ouksir, Cheniguel et Tafraout. 5 forages à Chahbounia qui mobilisent 4.000 m3/jour pour alimenter les communes de Boughezoul, Chahbounia et El Bouaiche, 3forages dans la commune de Berrouaguia ajoutés à 6 autres dans le cadre du PCD pour mobiliser environ 3.000 m3/j. Ces mêmes opérations ont abouti à 3 autres forages dans la commune de Bousken et Beni Slimane, 2 forages dans la commune de Guelb El Kebir, 3 forages dans la commune de Saneg, y compris deux forages dans le cadre du PCD pour renforcer l’AEP de la commune de Ksar El Boukhari, et un forage à Yassoul dans la commune d’Ouled Anter. Il s’agit aussi de l’acquisition de 25 camions-citernes pour les communes déficitaires dans le cadre du FCCGL 2022. Ce programme permet d’atténuer et de soulager la situation de l’AEP pour 21 communes de la région sud de la wilaya de Médéa, qui sera mis en service durant le Ramadhan. Mais pour les 43 communes situées dans les régions nord-ouest et nord-est de la wilaya qui sont alimentées par Koudiat Acerdoune et Ghrib, la situation reste inquiétante suite à la baisse des niveaux des barrages. D’où la nécessité d’un nouveau programme d’urgence complémentaire en matière de renforcement de la production par des forages, jugés indispensables, conclut Bechani.
S. S.
 
 
Industrie : Encouragement aux porteurs de projets
Dans le but d’encourager les porteurs de projets et de lever les restrictions que rencontrent les investisseurs, une commission de wilaya chargée du suivi des projets d’investissement achevés et non entrés en exploitation a été installée par le wali. Ladite commission a tenu plusieurs réunions qui ont abouti a des résultats très encourageants, annonce le directeur de l’industrie de la wilaya de Médéa, Attef Boukerche.
Le directeur de l’industrie de la wilaya de Médéa, Attef Boukerche, nous apprend les résultats escomptés de ces réunions. Il est question de 25projets qui concernent la levée d’obstacles, 15 projets entrés  en exploitation après la levée des obstacles, 843 emplois créés, 10 opérations bientôt opérationnelles et 396 emplois en voie de création. Le montant de cet investissement est de 4.782.118.513 DA. Au total, 14 dossiers ont été étudiés par la commission nationale. Et ce en application des instructions du président de la République qui consistent en la création de micro-zones dédiées aux activités de la petite et moyenne entreprise et des start-up. Pour ce responsable,  Médéa est parmi les premières wilayas à avoir procédé au choix de terrain pour les micro-zones. L’opération a permis la création de 14 micro-zones. Interrogé sur le secteur de l’agriculture de la wilaya de Médéa, Boukerche affirme que les potentialités agricoles (superficie agricole totale 773.541 ha, surface agricole utile 339.359 ha) constituent de véritables gisements de développement d’une industrie agroalimentaire transformant les produits de la région. De ce fait, les opportunités d’investissement dans les filières de l’agro-industrie peuvent être déclinées à travers la réalisation de complexes de production de lait, la récupération et la transformation des sous-produits des abattages, la transformation, le conditionnement, le tri et le séchage des produits agricoles. De plus, la réalisation du parc industriel à Ksar El Boukhari et la réhabilitation des différentes zones d’activités constituent une opportunité réelle pour la création d’entreprises de services liés à l’industrie, la sous–traitance de proximité dans la filière mécanique, l’émergence d’industrie pharmaceutique et biotechnologique. Aussi, la position géographique de la wilaya de Médéa lui confère l’émergence de pôles touristiques d’excellence, notamment le tourisme de montagne et le tourisme climatique.
Pour le foncier industriel, la wilaya de Médéa dispose de trois zones industrielles implantées dans les communes de Harbil, Berrouaghia et Ksar El Boukhari d’une superficie globale de 275 ha. La zone industrielle de Harbil est dédiée à l’activité pharmaceutique, celle de Ksar El Boukhari est affectée à l’agroalimentaire et la zone  industrielle Berrouaghia à l’industrie  mécanique. En outre, la wilaya dispose de 12 zones d’activité d’une superficie globale de 460,48 ha.
S .S.
Energie : Différents programmes de développement à l’horizon 
Le secteur de l’énergie de la wilaya de Médéa a bénéficié de programmes dans le cadre du développement de la wilaya en matière de raccordement aux réseaux de gaz et d’électricité, affirme Tayeb Zaïdi.
En matière d’électrification, la wilaya a bénéficié d’un fonds de solidarité et de garantie des collectivités locales (FSGCL 2017). Médéa a reçu une enveloppe financière de l’ordre de 200 millions DA, accordée dans le cadre du Fonds de solidarité et de garantie des collectivités locales (FSGCL) pour la réhabilitation des réseaux électriques des centres ruraux ayant fait l’objet d’actes de sabotage durant la décennie noire. Cette opération a été inscrite à l’effet d’encourager le retour des populations à leurs foyers d’origine et à s’y installer, sachant que ce programme est achevé avec notamment 17 communes concernées.
Afin de combler le déficit enregistré en termes de raccordement au réseau de gaz naturel au niveau de la wilaya, il a été octroyé des programmes conséquents pour desservir en gaz les 34 communes restantes, dont la plupart sont situées dans la région est de la wilaya. Une autre enveloppe financière de l’ordre de 4.750 millions DA a été accordée dans le cadre du FSGCL 2019 pour le raccordement de 10.000 foyers en gaz naturel répartis à travers six chefs-lieux de commune, à savoir Hanacha, Si Mahdjoub, Ouled Bouachra, Bouaïchoune, Rebaïa et Sidi Ziane et une agglomération secondaire Gouia, sise à la commune de Zoubiria. Les travaux y afférents sont en cours avec un taux d’avancement de 75%.Après l’achèvement des sept distributions publiques (DP) suscitées de ce programme, toutes les communes de la wilaya seront desservies au réseau de gaz naturel, soit 64 chefs-lieux de commune. 29 opérations de raccordement en gaz ont été prises en charge en tant que zones d’ombre pour alimenter 7.322 foyers.
S. S.
Emploi : Intégration des jeunes et allocation chômage en ligne de mire 
Le secteur de l’emploi à Médéa est géré d’une main de fer par son directeur, Mohamed Lamine Zitouni. Il nous livre son plan d’action, notamment à travers l’opération d’intégration des jeunes et l’allocation chômage.
Pour l’opération intégration des jeunes diplômés bénéficiaires de contrats de travail dans le cadre du dispositif d’aide à l’insertion des diplômes (DAIP) dans le section administratif, et en application du décret exécutif 19-336 du 08/12/2019, relatif à l’intégration des jeunes diplômés bénéficiaires de contrats de travail dans le cadre du DAIP, et après l’installation de la commission locale de suivi de l’opération présidée par le wali au début de l’année 2020, la direction de l’emploi a recensé 6.700 jeunes diplômés installés dans les différentes directions et institutions administratives publiques de la wilaya, remplissant les conditions d’intégration tel que leur ancienneté dans le dispositif cité et qui se prolonge de moins de 3 ans à plus de 8 ans sans interruption. Ainsi de janvier 2020 à ce jour, il a été enregistré quelque 5.300 intégrations dans les administrations publiques avec un taux de 80% (le taux national est de 40%), ce qui place la wilaya de Médéa parmi les 3 premières sur le territoire national, confie Zitouni. Cette réalisation est le résultat d’un travail de longue haleine avec notamment plus de 20 réunions de la commission locale du suivi de l’opération présidée par le wali. Un engagement de tous les secteurs pour la concrétisation de l’opération et la résolution de tout problème dès sa constatation. La diligence dans la gestion du programme par l’utilisation des solutions telles que le rapprochement par compétence en l’absence de profil exigé par les conditions d’accès au poste de travail et le transfert des inter-secteur des concernés.
Ainsi, poursuit ce même responsable, les 5.300 intégrés à ce jour seront d’un très grand apport pour l’administration publique de la wilaya et l’opération tend à sa fin, puisque sa clôture est prévue pour avant la fin de cette année. Concernant l’allocation chômage, Zitouni est catégorique et méthodique. «Avant le lancement effectif de l’opération par le wali, il y a eu une réunion consacrée à l’allocation chômage qui a décidé de mettre tous les moyens pour son bon déroulement et surtout la prise en charge des intéressés en leur évitant tout problème. Ainsi le premier responsable nous a instruit à l’effet de former 40 cadres de la direction de la jeunesse et des sports qui auront à encadrer les postulants, surtout ceux se trouvant dans les communes éloignées des 8 annexes de l’emploi (Anem) se trouvant dans la wilaya. A cet effet, il a été ouvert, et dès le premier jour du lancement de la plate-forme Minha (vendredi 25 février2022), 43 points d’inscription abrités dans les structures du secteur de la jeunesse et des sports. C’est ainsi que nos annexes de l’emploi n’ont pas enregistré de chaînes interminables de postulants.»
Aussi et pour la gestion du flux lors des RDV donnés par la plate-forme citée et qui ont commencé le 1er Mars, Zitouni rappelle que le wali avait mis à leur disposition les animateurs des cellules de proximité, relevant du secteur de la solidarité. Il explique dans le détail que ces animateurs portaient des gilets ainsi mieux identifiés pour réguler le flux du 1erjour de l’opération. Il a tenu à citer la précieuse implication des 19 chefs de daïra, femmes et hommes, le remarquable travail des éléments de la sûreté nationale et l’engagement des cadres des annexes de l’Anem qui ont réussi cette opération. Il fait savoir que les services de la Cnas ont réservé des guichets spéciaux aux postulants sortants des établissements universitaires et de la formation professionnelle dont l’affiliation est toujours en cours, les privant temporairement de l’allocation et ce, pour mettre fin à leur statut d’affilié. Zitouni a ensuite évoqué le bilan de l’opération de la date du 5 mars dernier. Le nombre d’inscrits à travers les structures de la direction de la jeunesse et des sports a atteint 3.708. Parmi les 5.509 RDV accordés, seuls 1.433 se sont présentés et ont été traités. Le nombre de postulants qui se sont présentés aux RDV aux différentes agences est de 2.032.
S .S.
 
Education : Conditions de scolarisation et infrastructures en amélioration 
Le secteur de l’éducation de la wilaya de Médéa comprend 923 établissements scolaires répartis sur trois cycles, 707 écoles primaires publics et 1 privée, 152 collèges et 63 lycées où sont scolarisés 259.030 élèves, dixit le directeur de l’éducation de Médéa, Zid Eddine Ben Bouzid.
Les nouvelles infrastructures réceptionnées à la rentrée scolaire 2021-2022, se composant d’un lycée, 3 collèges, 11 groupes scolaires dont 3 dans des zones d’ombre, 81 salles d’extension dont 68 au niveau du cycle primaire, une cantine, 2 demi-pensionnats et un internat, contribuent à l’amélioration des conditions de scolarisation des élèves. Selon le directeur de l’éducation, «toutes ces données reflètent l’importance accordée par l’Etat au secteur, d’où le suivi continu des projets inscrits, par l’instruction des directives aux gestionnaires des projets pour accélérer le rythme des réalisations afin de respecter les délais prévisionnels des infrastructures programmées pour être réceptionnées la rentrée scolaire prochaine 2022-2023 comprenant 3 lycées, 5 collèges, 16 groupes scolaires, 27 salles d’extension dont 25 au niveau du cycle primaire, 6 cantines et 4 en demi-pension, que cela soit au niveau sectoriel (PSD ou PSC) ou au niveau des budgets communaux (BW, PCD) pour prendre en charge les préoccupations de la population, surtout au niveau des zones d’ombre, ainsi que prendre toutes les dispositions pour rapprocher les établissements scolaires de l’élève par l’aménagement et la réhabilitation des détachements de la garde communale ou des locaux professionnels ou la réouverture des écoles primaires».
Il n’a pas omis de mettre en exergue les efforts de l’Etat, notamment pour le transport scolaire, la restauration, le chauffage, la solidarité scolaire, précisant que les collectivités locales ont pris en charge 49.783 élèves avec 341 bus scolaires et 257 bus privés en location. Aussi, 107.600 élèves ont bénéficié de repas chauds dans 655 écoles primaires. Afin d’éradiquer l’utilisation du mazout et ses effets nocifs sur la santé, il a été procédé à l’installation de citernes de propane au niveau des écoles rurales éloignées (18 écoles prises en charge et l’opération est en cours pour généralisation).Dans le cadre de la solidarité scolaire, la wilaya a bénéficié d’un quota de 80.000 parts de la prime scolaire spéciale de 5.000 DA ainsi que d’un quota supplémentaire de 7.000 parts, a-t-il ajouté. En outre, la commission de wilaya de la solidarité scolaire a pris en charge l’année en cours la réalisation de 150 paires de lunettes aux élèves, l’achat de 8 fauteuils roulants et une aide de 150.000 DA aux élèves dans le besoin d’une intervention chirurgicale.
S. S.