Unicef : Alejandro Alvarez salue la loi algérienne de 2015

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de l’enfance, le ministère de la Culture et des Arts a organisé, ce mercredi  au palais de la culture Moufdi-Zakaria à Alger, une journée d’étude sous le slogan «L’intérêt suprême de l’enfant». L’événement s’est déroulé en présence de la ministre Soraya Mouloudji, des membres du gouvernement, du représentant permanent de l’Unicef en Algérie, Alejandro Alvarez, des associations et organismes de défense de l’enfance.

Dans son allocution, Mme Mouloudji a souligné que «l’expérience algérienne dans la protection de l’enfance et sa promotion est un exemple et une source d’inspiration au niveau international». Elle rappelle notamment qu’en 2015, l’Algérie a promulgué une loi spéciale pour la protection de l’enfance dans les domaines social, culturel, éducatif, sanitaire et juridique. S’y ajoute « La création d’un organisme central qui est l’instance nationale pour la protection et la promotion de l’enfance», dira-t-elle encore. La ministre souligne, cependant, que la protection de l’enfance est une tâche et une mission permanentes qui ne doivent pas se limiter à des circonstances et occasions.
Le secteur de la culture, affirme Mme Mouloudji, «fait partie des secteurs les plus concernés et les plus engagés dans cette perspective à travers ses programmes et actions conçus pour développer le goût et le talent artistique de nos enfants, tout en veillant à les adapter à leurs besoins et leurs spécificités». Elle a rappelé qu’en partenariat avec le ministère de l’Education, son département veille à généraliser et intensifier l’introduction des arts dans les institutions éducatives et la concrétisation du projet du baccalauréat artistique».
Pour sa part, Alejandro Alvarez a relevé que l’intérêt suprême de l’enfant est l’un des principes généraux de toutes les convections internationales relatives aux droits de l’enfant, et doit être au cœur de toutes les initiatives qui le concernent que celles-ci soient prises par les parents, la famille, les professionnels, les fournisseurs de services, les législateurs ou les décideurs politiques.
«Si l’enfant est vulnérable et dépend souvent des autres, il représente cependant une force pour la prospérité et le devenir des nations», a-t-il rappelé. Le représentant permanent de l’Unicef en Algérie a salué par la même occasion la promulgation, par l’Algérie, de la loi de 2015 relative à la protection de l’enfant qui, dit-il «s’aligne sur la convention internationale sur les droits de l’enfant», ainsi que la consécration par la constitution de l’intérêt suprême de l’enfant.
De son côté, la présidente de l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance (ONPPE), Meriem Chorfi, a annoncé le lancement de la troisième édition du concours national sur les droits de l’enfant, un concours qui s’adresse aux enfants âgés entre8 et 16 ans, dont les résultats seront annoncés lors de la Journée nationale de l’enfant le 15 juillet prochain.
Hakim Metref