Université-entreprises : Signature d’une convention USTHB-Erenav

L’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediène (USTHB) et l’Entreprise de réparation navale (Erenav)ont signé, ce mercredi, une convention de partenariat scientifique et pédagogique au siège du rectorat de l’université.
Cet accord vient renforcer les liens entre l’université et le monde de l’industrie dans le but d’intégrer l’étudiant sur le marché du travail et de créer une synergie entre l’université et l’entreprise.
Signé par le recteur de l’USTHB, Djamel Eddine Akretche, et le PDG de l’Erenav, Abdelaziz Tazarourte, le document, valable pour une durée de cinq années renouvelables, fixe les grands axes de cette coopération que les deux parties désirent être «un partenariat gagnant-gagnant».
Les étudiants pourront profiter, entre autres, de stages et de visites guidées sur les sites de l’entreprise, et assister à des séminaires et journées d’étude. Le personnel de l’Erenav, quant à lui, aura droit à une formation continue qui sera dispensée par des enseignants de l’USTHB et l’entreprise pourra profiter des compétences des étudiants.
Le recteur de l’USTHB a expliqué que l’accord entre dans le cadre de «la nouvelle stratégie de l’université d’ouverture sur le milieu socioéconomique qui l’entoure», ceci, a-t-il poursuivi, «en application des instructions du président de la République quant au développement des filières scientifiques et technologiques».
Il a affirmé, à cet effet, que l’USTHB est «la locomotive de cette action» au vu de son engagement dans la formation dans ces filières depuis 1974. «Un grand nombre de cadres de l’Etat et de chercheurs de la diaspora ont été formés en son sein», a rappelé Akretche. La nouvelle stratégie de l’USTHB, a-t-il expliqué, est de «former l’étudiant pour qu’il devienne créateur d’emploi et de richesse, et l’université doit évoluer selon les besoins de la société et du pays». C’est un travail qui a débuté cette année, a précisé le recteur, «avec la signature de trois conventions et l’élaboration d’un programme relativement important pour ces dernières».
Les accords permettront d’élaborer de nouvelles formations à travers la création de masters spécialisés et «d’aider à l’émergence de start-up, satellites des industries», a-t-il affirmé. Affirmation que partage le PDG de l’Erenav qui a déclaré avoir besoin de quelque100 métiers liés aux filières de génie mécanique, électronique et mathématiques notamment qui existent à l’USTHB.
Pour Tazarourte, «ceci entre dans le cadre de la nouvelle stratégie de l’entreprise qui s’étend désormais à la construction navale». C’est ainsi que l’Erenav compte, selon lui, «augmenter son taux d’intégration des ingénieurs issus de l’USTHB et de l’USTO» qui est actuellement à 20%. L’Erenav ne compte pas se limiter à cette convention, puisque son PDG assure vouloir «offrir des bourses d’études aux étudiants de l’université».
Sarra Chaoui